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Le conseil municipal de décembre 2005 a créé une délégation
spécifique confiée à une conseillère municipale et une organisation
administrative adaptée chargés de préparer un plan d’actions
autour de trois axes forts : l’accès au logement, l’accès
à l’emploi et l’insertion sociale, l’accès à la scolarité
et à la formation. Cette préoccupation a été relayée et discutée
avec les Herblinois à l’occasion de «Place Publique» 2006.
Parallèlement, elle a fait à la fois l’objet d’une commande
au cabinet d’études Radar-Biche sur un diagnostic portant
sur le logement et l’emploi sur les quartiers Sillon de Bretagne
et Bellevue et d’une étude au sein des services municipaux
en vue de recenser les initiatives existantes et celles à
développer.
Discrimination…. Quelle définition
?
La définition de la discrimination est nécessairement subjective
car elle est le reflet des valeurs, des opinions… qui permettent
à un individu de s’intégrer socialement. Au sens littéral,
discriminer, « c’est opérer une distinction » entre
des êtres ou des choses selon des critères définis : «
le fait de distinguer un groupe social des autres en le traitant
plus mal » (définition du Petit Robert).
Selon la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations
et pour l’Égalité des chances) « discriminer, c’est traiter
différemment des personnes placées dans des situations comparables
en se fondant sur un ou des critères prohibés par la loi ou
les engagements internationaux ».
La discrimination est un acte puni
par la loi
La discrimination se différencie du racisme : elle est
avant tout un acte quelles que soient l’idéologie ou les
croyances auxquelles il se réfère. Le racisme peut être le
fait de n’importe qui, alors que la discrimination nécessite
l’exercice d’un pouvoir aussi limité soit-il.
Le droit français définit ce qu’est la discrimination à partir
de critères prohibés et sanctionnés par la loi (loi du 16
novembre 2001) : l’origine, le sexe, la situation de famille,
l’apparence physique, le patronyme, l’état de santé, le handicap,
les caractéristiques génétiques, les moeurs, l’orientation
sexuelle, l’âge, les opinions politiques, les activités syndicales,
l’appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation,
une race ou une conviction religieuse.
Les différentes formes de la discrimination
La loi de 2001 distingue deux types de discriminations :
La discrimination directe : lorsqu’elle est délibérée
et que la différence de traitement se fonde sur un critère
prohibé par la loi. Exemple : une offre d’emploi qui précise
que les femmes ne peuvent pas postuler est une discrimination
directe.
La discrimination indirecte : lorsqu’une disposition,
un critère, une pratique apparemment neutre est susceptible
d’entraîner un effet défavorable pour une personne ou un groupe
de personnes en raison d’un critère prohibé par la loi. Il
n’y a dans ce cas pas de relation directe de cause à effet,
de décision intentionnelle ou volontaire, c’est plutôt un
enchaînement de décisions qui produit une inégalité de traitement.
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