LE
CADRE JURIDIQUE |
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Le rapport annuel 2005 de la HALDE rappelle
: « Les discriminations sont insupportables d’abord pour ceux
qui en sont les victimes ; elles atteignent de façon particulièrement
violente des personnes appartenant à des minorités ; elles
peuvent, telles les discriminations fondées sur l’âge ou le
sexe, concerner la majorité d’entre nous. Les discriminations
mettent en cause les bases mêmes de notre société, fondées
sur la cohésion, l’égalité réelle des chances tout au long
de la vie, le respect égal des droits et de la dignité de
toutes les personnes en toutes circonstances, le refus de
toutes les exclusions. »
Les discriminations, qui sont interdites
par la loi, sont sanctionnées par les différentes juridictions
selon les domaines :
• Le code pénal prévoit des sanctions
dans le secteur de l’emploi, dans l’exercice d’une activité
économique et de la fourniture de biens et de services.
• Le code du travail précise qu’aucun
salarié ne peut être écarté d’un recrutement, d’une formation
ou encore être sanctionné ou licencié ou voir son déroulement
de carrière compromis en raison de critères discriminatoires.
Il protège le salarié qui est amené à témoigner d’une discrimination
contre d’éventuelles mesures de représailles.
• La loi du 13 juillet 1983 concernant
les droits et obligations des fonctionnaires, interdit les
discriminations dans la fonction publique.
• La loi du 6 juillet 1989 pose le
principe de non discrimination en matière d’accès au logement
avec un aménagement de la charge de la preuve au profit du
locataire.
• La loi du 16 novembre 2001 a élargi
les critères de discriminations prohibés, et aménagé la charge
de la preuve en droit du travail.
• La loi de modernisation sociale du
17 janvier 2002 prohibe le harcèlement moral et comporte
des dispositions prohibant la discrimination dans l’accès
au logement.
• La loi du 30 décembre 2004 a créé
la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour
l’Égalité (HALDE) et fixé son domaine de compétence à l’ensemble
des discriminations prohibées par la loi. La loi complète
la transposition de la directive 2000/43 et pose le principe
général de non discrimination en raison de l’origine en matière
civile ou administrative.
A ces lois françaises correspondent des
directives européennes
(n° 2000/43/CE, n° 2000/78/CE, n° 2002/73/CE, n° 2004/113/CE)
qui prohibent les discriminations notamment liées à l’origine
et au sexe, dans des domaines tels que l’accès à l’emploi
et à la formation professionnelle, et l’accès aux biens et
aux services.
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