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Bâtiments municipaux : rénover pour économiser

Publié le 11.04.2016

La Ville a entamé un vaste programme de rénovation du patrimoine communal bâti, qui va s’étendre sur plus d’une décennie. En parallèle est programmée la rénovation d’espaces publics et d’espaces verts communaux. Dossier.

Écoles, gymnases, crèches, centres socioculturels… Bon nombre de ces bâtiments communaux accusent leurs 30 ans, voire 40 et plus pour certains. Et même s’ils sont régulièrement entretenus, ils n’en nécessitent pas moins une rénovation en profondeur.

"Nous avons construit de nombreux équipements ces dernières années, avec un bon équilibre dans tous nos quartiers. Le temps est venu de mettre l’accent sur notre patrimoine ancien. Il est essentiel de rénover ces bâtiments, pour continuer à offrir des services publics de qualité. Ce sont de lourds investissements, mais qui, à terme, engendreront des économies", souligne Bertrand Affilé.

L’équipe municipale a donc décidé de consacrer une part importante du budget d’investissement de la Ville à un programme de maintenance lourde du patrimoine bâti. Celui-ci s’étendra sur une douzaine d’années, pour un montant global avoisinant les 40 M€. Et cela "sans augmenter les taux d’imposition communaux", précise le maire de Saint-Herblain.

Ce programme a été établi à partir d’un diagnostic complet de l’état du patrimoine bâti, réalisé en 2012. Des priorités ont alors été définies, en fonction de différents critères, dont la vétusté, l’inadaptation aux besoins actuels des utilisateurs, l’importance de l’équipement, en termes de fréquentation notamment. Les interventions prévues sur les bâtiments répondent à quatre objectifs :

Ces principes ont ainsi guidé la rénovation du complexe sportif du Hérault, dans le quartier Nord. Dans le quartier de la Bergerie, deux opérations sont en cours, au groupe scolaire René-Guy-Cadou et à la crèche de la Bergerie. Au Joli-Mai, les travaux seront achevés pour la rentrée 2016. Autre chantier emblématique : celui de la médiathèque Charles-Gautier-Hermeland pour plus de 1,6 M€, qui va durer jusqu'en septembre 2016.

Ce programme de maintenance lourde se poursuivra avec la rénovation du centre socioculturel de la Bernardière (travaux de novembre 2016 à l’été 2017). Puis, en 2017, ce seront les gymnases de la Sensive et de la Bourgonnière, la halle de tennis de l’Orvasserie. En 2018, le groupe scolaire Jacqueline-Auriol et l’espace culturel ONYX – là encore, deux opérations menées sans fermeture de l’équipement.

La rénovation des bâtiments municipaux en images

Une part importante du budget d’investissement de la Ville est consacrée à un programme de maintenance lourde du patrimoine bâti. Débuté en 2015, il s’étendra sur une douzaine d’années, pour un montant global avoisinant les 40 M€ (photos Thierry Mézerette).

"Maintenance renforcée" pour les espaces verts et espaces publics

En parallèle au programme de rénovation lourde des bâtiments municipaux, un programme de maintenance renforcée des espaces verts et publics communaux a été élaboré après un diagnostic global établi en 2013. Des travaux ont été planifiés pour la période 2015-2021, dotés d’une enveloppe annuelle de 900 000 €.

Une partie vient en accompagnement du programme de rénovation des bâtiments communaux (écoles René-Guy-Cadou, du Joli-Mai, crèche de la Bergerie), l’autre concerne les parcs de la ville : en 2015, ce fut le parc de la Gournerie pour une première tranche de travaux, puis celui de la Bourgonnière. En 2016 et 2017, ce sera le parc du Clos-Fleuri, avant le parc de la Bégraisière et la seconde tranche du parc de la Gournerie.

Accessibilité : un agenda qui engage

L’État vient d’approuver l’agenda d’accessibilité programmée (Ad’AP) présenté par la commune. Ce document réglementaire détaille le calendrier des travaux pour l’accessibilité à tous les handicaps que la Ville va réaliser dans ses équipements recevant du public. C’est un engagement à les réaliser dans un délai déterminé et à programmer leur financement. La durée d’un Ad’AP est de trois ans. Chaque année, un bilan d’étape doit être transmis au préfet.

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