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Centrale photovoltaïque : Tougas rayonne de mille feux

Publié le 17.06.2019

Entre la Loire et la ligne de chemin de fer, l'ancienne décharge de Tougas s'est métamorphosée en centrale photovoltaïque, devenant ainsi un des sites références de la Métropole dans la production solaire d’électricité.

Dans les interstices des villes, il est parfois des lieux qui connaissent des vies si radicalement différentes qu’elles laissent songeurs. À Saint-Herblain, il en est ainsi de cette vaste langue de terre, coincée entre la Loire et la ligne de chemin de fer, et qui accueille aujourd’hui une étincelante centrale photovoltaïque de plus de 13 hectares. De zone immergée par la Loire et ses méandres, la plaine marécageuse s’est transformée entre 1960 et 1992 en une immense décharge à ciel ouvert, triste réceptacle de déchets provenant de toute la région nantaise.

un projet de Longue haleine

Aujourd’hui enfouie sous plusieurs milliers de kilos d’argile (des torchères venant brûler les biogaz émis par le site), l’ancienne décharge connaît donc une troisième vie, placée sous le signe de la renaissance écologique. Un projet de longue haleine porté par les villes d’Indre et de Saint-Herblain, et dont les contours furent esquissés dès 2012 avec la signature d’une convention d’occupation du domaine public, liant les deux communes et la société exploitante VSB Énergies nouvelles.

Après plusieurs années d’étude, c’est finalement en 2016 que le projet est retenu par la Commission de régulation de l’énergie, donnant ainsi le feu vert pour la construction de la centrale. « L‘essentiel des travaux est aujourd’hui terminée et le certificat de conformité a été délivré le 18 mars dernier, relève Caroline Boyas, responsable de l’espace public à la Ville et pilote du projet. Il ne manque plus que le raccordement au réseau et la centrale pourra commencer à produire ses premiers KWh. » Grâce à la production des quelques 46 635 m2 de panneaux solaires de la centrale, 1 400 foyers seront éclairés chaque année. 

Un site de référence dans la métropole

Entièrement financée par VSB (6 millions d’euros), la centrale a également fait l’objet d’un fonds participatif. 167 éco-épargnants ont ainsi abondé l’investissement initial de près de 400 000 euros. « Ce projet est une innovation forte sur le territoire qui a su mobiliser les acteurs de la transition énergétique, explique Caroline Boyas. C’est un joli pied-de-nez à l’histoire encore récente du site ». Avec le toit du MIN et les ombrières du Zénith, Tougas devient ainsi un des sites références de la Métropole dans la production solaire d’électricité. 

Développement durable : la Ville en action

En dehors de l’incitation à la production d’énergie verte, la Ville agit également au quotidien pour réduire ses consommations. Ainsi a-t-elle décidé de consacrer plus de 50 millions d’euros entre 2014 et 2026 à la rénovation de son patrimoine bâti. Le gymnase de la Changetterie, l’école Cadou ou encore la médiathèque Charles-Gautier-Hermeland  sont quelques-uns des équipements à en avoir déjà profité. Côté biodiversité, la Ville a également mis en place des mesures fortes, comme l’arrêt de l’utilisation des produits phytosanitaires ou la plantation de nouvelles haies bocagères et d’espèces végétales locales. Des gestes que les services municipaux tentent également de mettre en œuvre au quotidien, à l’image de la petite enfance, où le plastique est progressivement banni, les produits d’hygiène utilisés sont entièrement naturels et le linge garanti sans aucun polluant.