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Chenilles processionnaires : la Ville en action

Publié le 01.12.2020

En hiver, on peut apercevoir leurs cocons blancs dans les pins. Au printemps elles quittent leur abri en procession pour s’enfouir sous terre. Couvertes de poils fortement urticants, ce sont les chenilles processionnaires du pin. Tour d’horizon des actions engagées par la Ville pour les réguler.

Connaissez-vous le Thaumetopoea pityocampa ? Derrière ce nom savant se cache un papillon de nuit, le Processionnaire du pin. Inoffensif à l’âge adulte, il doit sa renommée au mode de déplacement de ses chenilles, en file indienne. Rassemblées dans des processions pouvant compter plusieurs centaines d’individus, ces insectes présentent un double risque environnemental et sanitaire (lire encadré en fin d’article). La Ville intervient pour limiter sa prolifération dans l’espace public, en adaptant ses interventions au cycle de vie de l’insecte.

Du papillon à la chenille

Le cycle de vie du Processionnaire du pin est annuel. Des variations peuvent être observées selon les conditions climatiques d’une année donnée mais les éléments suivant peuvent vous permettre de repérer des foyers :

Lutte dans l’espace public

À chaque saison son mode d’intervention ! S’adaptant au cycle de vie de l’insecte, le service des espaces verts de la Ville de Saint-Herblain déploie plusieurs techniques de lutte, avec des interventions principalement en automne et au printemps.

Malgré toutes ces actions, l'élimination de la chenille n'est pas totale et il arrive que quelques processions se forment au printemps lorsque les chenilles descendent des branches pour aller s’enfouir sous terre avant de se changer en papillon… et de recommencer le cycle. C’est pourquoi les interventions dans l’espace public sont renouvellées chaque année.

Particuliers : n’agissez pas seuls

Si vous repérez des larves, des cocons ou processions de chenilles, ne prenez pas de risques inutiles. À moins d’être pourvu en équipement de protection et outils de lutte adéquats, la manipulation des chenilles et de leurs cocons présente des risques sévères (lire encadré). Les professionnels agréés sont nombreux : ils sauront vous proposer la solution la mieux adaptée à votre situation.

Plus d’informations sur le site France chenilles (annuaire des professionnels de la lutte contre les chenilles processionnaires) et sur le blog de l’entomologiste André Lequet .

Qui s’y frotte, s’y pique

Dommages sur les arbres : les larves et chenilles du Processionnaire du pin se nourrissent des aiguilles. En fonction du nombre de nid dans un arbre, leur voracité peut entrainer un affaiblissement du spécimen, des retards de croissance ou une plus grande exposition aux maladies et parasites notamment pour les arbres déjà fragilisés par ailleurs. Il est rare que les chenilles entrainent la mort des pins en bonne santé, qui récupèrent en quelques années.

Risques pour l'homme et les animaux : les chenilles processionnaires sont recouvertes de poils urticants.  Dispersés par le vent ou l’action humaine (à l’occasion d'une tonte, en essayant de détruire une procession), ils provoquent des démangeaisons très vives et des allergies pouvant prendre des formes sévères chez les humains et les animaux, au niveau de la peau, des yeux ou encore des voies respiratoires. La survenue d'effets délétères sur la santé n'implique donc pas nécessairement un contact direct avec les insectes.

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