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Des ruches dans l’espace public

Publié le 03.02.2020

Avec 600 hectares d’espaces verts entretenus par les jardiniers municipaux, Saint-Herblain est un territoire propice pour héberger des abeilles. Des apiculteurs amateurs l’ont bien compris et y ont installé leurs ruches.

"En 2016, j’ai été le premier apiculteur amateur à solliciter la Ville pour obtenir une parcelle et y implanter mon rucher", se souvient Philippe Féliu membre de l'UNAPLA. Depuis, de nombreux apiculteurs amateurs ont l'imité. Actuellement, 14 nouvelles ruches sont implantées dans l’espace public herblinois.

Pour installer les ruches, la Ville a pris le temps de trouver les sites les plus adaptés. "Quand le site est un peu exposé, nous avons installé un enclos pour protéger à la fois les abeilles et les passants" ajoute Walya Dada, technicien à la Ville.

Lors de leurs sorties, les promeneurs peuvent apercevoir les ruchers dans les parcs de la Gournerie, de la Savèze, du Clos fleuri, à la Carrière, dans les jardins familiaux du Bois-Jo, à la Mocquelière, à l’Hôpitau, à Plaisance, au Rocher, aux Saphirs et à la Solvardière. Et, d’ici quelques mois, ils pourront en voir un nouveau au cœur de Bellevue, square de la Rabotière.

Le contexte est parfois compliqué pour les apiculteurs et leurs cheptels sont régulièrement attaqués à la période estivale par les frelons asiatiques. Résultat : les récoltes de miel sont très variables. Si certains ruchers n’ont rien engrangé en 2019, d’autres ont atteint près de 70 kg de miel. Au total, l’ensemble des apiculteurs installés dans l’espace public herblinois ont déclaré avoir récolté près de 150 kg de miel.

Philippe Féliu : "J’adore regarder mes abeilles aller et venir"

"Je suis venu à l’apiculture par mon histoire familiale. C’est mon grand-père puis mon père qui m’ont donné les rudiments de cette pratique. C’est vers l’âge de 10 ans que j’ai commencé à mettre les mains dans le rucher. Quand je suis arrivé à Nantes Saint-Herblain avec ma famille, j’ai voulu m’y remettre. Pour moi, l’apiculture, c’est plus fort que de pratiquer le bricolage. En 2016, j’ai sollicité la Ville pour obtenir un terrain et j’ai rapidement obtenu un accord. Après la visite de plusieurs sites, j’ai été séduit par le parc de la Gournerie, la richesse du biotope avec un verger et un jardin pédagogique. Aujourd’hui, j’ai trois ruches dans ce parc, mes abeilles se portent bien malgré le frelon asiatique. Je suis dans la transmission à mes enfants et dans le partage avec toutes les personnes intéressées. L’apiculture apporte de la sérénité, de la maitrise de soi avec un côté méditatif que j’affectionne. J’aime aussi l’idée que les abeilles nous rappellent la nécessité de protéger notre environnement."

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