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Gournerie : les jeunes arbres prennent racine

Publié le 18.03.2021

De nouvelles espèces d’arbres ont été plantées en janvier et février parc de la Gournerie. Elles remplacent les arbres coupés pour cause de maladie.

Les châtaigniers du Parc de la Gournerie sont atteints de la maladie de l’encre. Il a fallu les couper et procéder à de nouvelles plantations. À côté des chênes et bouleaux préservés, de nouvelles essences ont été plantées en janvier et février derniers, en complément de la regénération naturelle pour renouveler et diversifier la forêt. Par regénération il faut comprendre la pousse de jeunes arbres issus des graines en place ou de celles apportées par le vent et/ou les animaux et ce, sans l’intervention de l’homme.

Le choix de nouvelles essences d’arbres, plus adaptées à la nature du sol et au changement climatique, a été fait avec l’appui technique et scientifique des partenaires des forêts urbaines de Nantes Métropole. Parmi eux : le Conservatoire botanique national de Brest (CBCN), l’Office national des forêts (ONF) et des membres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) régional.

De nouvelles essences d’arbres

Une diversité de nouvelles essences locales a été choisie pour favoriser la biodiversité : le chêne sessible et des essences d’accompagnement tels que des fruitiers forestiers (alisier torminal, cormier, sorbier des oiseleurs, pommier, poirier…). Ces arbres seront entretenus dans leurs premières années par Nantes Métropole, puis par la Ville de Saint-Herblain, afin qu’ils accompagnent les générations futures.

Une installation artistique en bois

Au cœur de la forêt de la Gournerie, sur la parcelle où ont eu lieu les coupes, d’étranges oiseaux de bois ont également fait leur apparition en haut de troncs travaillés. Fabriquées avec le bois des châtaigniers abattus, ces œuvres ont été réalisées par 3 sculpteurs du collectif MonsTR dont fait partie Fabien Leduc. "Ces oiseaux, 3 corneilles et 1 échassier, sont un clin d’œil aux arbres coupés. Ils forment en quelque sorte des perchoirs symboliques" explique le sculpteur.

Pendant 2 jours, début du mars, les sculpteurs ont utilisé leurs tronçonneuses et gouges pour évider et modeler le bois. "Les oiseaux sont de couleur noire car nous les avons brûlés pour qu’ils ressortent dans le paysage. Le fait de les noircir renforce la résistance du bois de châtaignier, déjà résistant par lui-même". À cette occasion, les promeneurs ont pu échanger avec les sculpteurs.

Par ce travail, le collectif MONsTR entend mener une réflexion sur la réutilisation locale du bois urbain. C’est ainsi que le bois de châtaignier de la Gournerie servira à la construction d’un restaurant sur l’Ile de Nantes et qu’en échange, ces sculptures d’oiseaux ont été réalisées.