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Premiers relogements au Village de la Bernardière

Publié le 26.05.2016

La charte signée fin mars 2016 avec les bailleurs et les associations de locataires encadre les démarches.

Les représentants de la Ville de Saint-Herblain et du bailleur social Habitat 44 ont fait le point le 25 mai sur les opérations de relogement en cours au village de la Bernardière. Ce secteur du Grand Bellevue est appelé à une profonde mutation, qui nécessite la démolition de 49 petits pavillons édifiés dans les années 1980.

"Pas de précipitation" : c’est le mot d’ordre pour assurer le relogement des 42 familles concernées (environ 70 personnes), dont 7 ont déjà quitté le village ou sont en passe de le faire. Un ménage a pu emménager dans un pavillon neuf à Saint-Herblain, un jeune vivant chez ses parents a pu obtenir son premier logement en propre, une famille a rejoint une maison en milieu rural…3 autres familles ont des propositions concrètes en main.

Des rendez-vous individuels débutés à l’automne 2015 avaient permis de cerner les attentes de chaque foyer, et une deuxième vague de rencontres plus techniques va débuter. Entre temps, une charte de relogement a été signée le 31 mars et apporte des garanties aux habitants concernés. "C’est une protection pour ces familles qui font l’objet d’un suivi précis par la Ville, une équipe dédiée au sein du bailleur social et les associations de locataires", rappelle Marie-Hélène Nédélec, conseillère municipale herblinoise en charge de la cohésion sociale et de la politique de la ville.

Sans surprise, les demandes formulées portent essentiellement sur des maisons individuelles – un type de logement social toutefois moins disponible que les appartements. Pour faciliter les relogements, ces demandes sont mutualisées avec les autres bailleurs du département. "L’idée est que nous puissions leur faire les propositions les plus adéquates", soulignent ainsi Christophe Lefèvre et Isabelle Régent d’Habitat 44.

Les mêmes notent qu’avant même l’engagement de la phase de relogement, 20% des habitants avaient déjà déposé une demande de mutation, "un niveau déjà important" : "Aujourd’hui, ce taux dépasse les 80%".

A noter que les logements, une fois quittés par leurs habitants, sont condamnés et sécurisés, leurs équipements potentiellement dangereux (chaudières…) retirés. "Ils ne sont plus habitables", insiste l’élue.