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La plasticienne Julie Maquet questionne notre époque

Publié le 03.04.2019

Jusqu’au 15 mai, la Maison des Arts présente le travail de Julie Maquet jeune plasticienne de 28 ans formée aux Beaux-Arts d’Angers. Elle nous dévoile le fruit de sa résidence entamée en novembre dernier.

Un espace d’exposition clair, aéré. Au beau milieu, une œuvre suspendue au plafond qui se contemple allongé sur un tapis ou simplement les yeux levés.  À côté, accroché au mur, un crayonné sur papier est présenté face à une troisième œuvre qui serpente au sol.
"J’aime aller à l’essentiel et que mes œuvres respirent et se répondent entre elles" explique l’artiste-plasticienne Julie Maquet, dont la résidence à la Maison des Arts s’est achevée il y a quelques semaines. Fabriquées à partir d’objets industriels ou de matériaux de récupération, ses œuvres ont été créées pour interpeller le spectateur. "Elles touchent tout le monde car les objets dont elles sont fabriquées ont une histoire commune" avance la jeune femme.

Détourner des objets

Attachée au travail à la main, Julie Maquet aime passer du temps pour façonner, fabriquer, dessiner, "apprendre sur le tas". Tel un artisan, elle ne compte pas ses heures pour réaliser ses crayonnés sur papier. Installée sur une petite table, elle a trouvé la technique pour dérouler sa feuille grand format. Elle sait où elle va mais ne découvrira son travail qu’à la fin. Il y a chez elle le goût de la répétition inlassable, de l’accumulation, de la contemplation. Attirée par la performance physique et artistique, elle s’implique entièrement. "Le corps est mis à contribution  dans mon processus de fabrication. On sent le temps qu’il a fallu pour les réaliser" ajoute-t-elle.

Loin de laisser le spectateur indifférent, son travail suscite des réactions et questionne. Gants en latex, CD, tous ont été détournés pour trouver un nouveau destin.  "Mes œuvres ne sont pas si innocentes que cela. Séduisantes en apparence, elles dérangent, amènent une ambiguïté" dévoile l’artiste. Les uns riront, d’autres s’émouvront…: chacun y verra ce que sa sensibilité lui dictera.

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