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Le cube noir donne carte blanche à Jean-Baptiste André

Publié le 09.04.2018

Le chorégraphe et circassien est à mi-parcours de son association avec le théâtre ONYX et propose L’Ivresse du cercle le 17 avril. 

Après Retenir son souffle en décembre, ONYX vous donne une nouvelle carte blanche. Que pourra-t-on y voir ?

Pour ces soirées sur mesure, qui ponctuent la saison, j’ai eu envie de proposer des pièces de mon répertoire et d’associer d’autres artistes. Cette fois, L’Ivresse du cercle renvoie à l’idée de rotation, la sensation de vertige. J’ai invité l’artiste de cirque Mathurin Bolze, de la Cie MPTA , qui est pour moi un frère d’armes : je me reconnais beaucoup dans sa démarche, ses choix artistiques. Il présentera La Marche, où il évolue dans un agrès en forme d’énorme roue. A suivre, un duo d’artistes également issus du CNAC (Centre national des arts du cirque) et dont le travail est proche de la danse : Juan Ignacio Tula et Stefan Kinsman, qui pratiquent à deux la roue cyr, un agrès de cirque en anneau. 3e temps : Dis-moi ce que tu vois, je te dirai, un solo que j’ai écrit en 2005 et dans lequel je déploie sous une boule à facettes une chorégraphie allant crescendo.

Il y aura également à écouter…

Oui, car ces soirées sont aussi l’occasion d’inviter un proche dont le travail m’inspire, mais qui évolue dans un autre champ artistique. C’est le cas avec le producteur et interprète ReadymadeFC, qui conclura la soirée avec un DJ set. Le public sera amené à se mettre en mouvement, lui aussi !

Vous êtes à mi-parcours de votre compagnonnage de trois ans avec ONYX. Qu’est-ce que cela signifie pour vous aujourd’hui ?

ONYX est devenu un lieu d’ancrage pour ma compagnie, l’association W. C’est un terrain de jeu, un lieu axé cirque et danse dans lequel je peux me déployer. C’est très précieux. Pour le moment, j’ai travaillé autour du répertoire existant. Je vais employer la seconde moitié de cette association à créer des objets à la mesure du territoire. Le théâtre étant fermé l’an prochain pour travaux, c’est le moment d’inventer une autre présence, une sorte de « théâtre buissonnier » ! Parmi mes projets : un duo, une création participative, une série de master-classes, le parrainage des Indisciplinées. J’ai aussi l’idée d’un film, Au beau milieu, qui serait tourné à Saint-Herblain et prendrait le pouls du territoire.

Quel regard portez-vous aujourd’hui sur notre ville ?

Saint-Herblain est une ville qui me fascine et me surprend, d’abord par sa physionomie composite, dont je n’ai pas épluché toutes les facettes. On passe d’un endroit très urbain à une prairie, la nature est très présente. Ce cadre joue positivement sur les Herblinoises et les Herblinois, que je n’ai pas fini de découvrir.

Mardi 17 avril à 20 h 30 à ONYX. Tarifs : de 5 à 20 €.