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Les Hivernales, un festival cousu main

Publié le 23.10.2019

De retour du 22 novembre au 1er décembre, le festival des Hivernales étalera sa dentelle de spectacles joyeusement bigarrés, entre danse, théâtre et musique. Avec la même constante depuis ses débuts : la saveur d’un festival fabriqué par ses bénévoles.

C’est un festival à la saveur particulière, mitonné chaque année par des dizaines de bénévoles investis dans les centres socioculturels (CSC) herblinois : les Hivernales sont de retour le 22 novembre, pour deux semaines d’arts vivants, partagées entre danse, théâtre et musique. L’évènement culturel, qui a notamment vu les premiers pas de Jeanne Cherhal, fêtera cette année ses 29 ans d’existence autour de la thématique du réchauffement climatique.

"Cela nous tenait à cœur de mettre en avant ce sujet car 2019 a été une année charnière en terme d’écologie. On ne pouvait pas passer à côté", avance Anne Letertre, bénévole de l’Association socio-éducative et culturelle (ASEC) du Soleil-Levant qui a participé activement à l’organisation de l’évènement. Une trentaine de spectacles, liés de près ou de loin à ce fil rouge, sont donc programmés pour cette nouvelle édition.

Un travail de longue haleine entièrement mené – et c’est la touchante particularité des Hivernales – par des bénévoles des centres socioculturels. Qui y voient une façon d’être au plus proche des habitants. "On considère que c’est la meilleure façon de s’adresser à tous les publics, explique Anne Letertre. Cela nous permet de mélanger les sensibilités, de proposer des spectacles pour tout le monde." Un festival comme les Hivernales réclame ainsi plus de 500 heures de bénévolat, des premières esquisses de la thématique à l’accueil du public les soirs de spectacle.

Capitaine corse

Et la programmation, qu’en est-il justement ? Des nombreuses propositions des Hivernales cuvée 2019, on retiendra notamment la venue de certains habitués. À l’image d’Erik Sanka qui présentera le 1er décembre, au Carré des services, sa truculente « Affaires sardines ». Ou comment tresser en une petite heure l’histoire tumultueuse de la ville de Sardines et des péripéties de son capitaine de gendarmerie (corse de surcroît), le bien-nommé Cook. Irrésistible !

Autre habitué, le Théâtre de l’Entr’acte qui donnera sa propre interprétation de Marivaux et du marivaudage le 28 novembre, au CSC du Sillon. Ou encore le musicien Simon Nwanbeden qui proposera le 23 novembre, chez l’habitant, une projection de son dernier moyen-métrage sur la bêtise humaine. Vaste question.

À ne pas manquer également le spectacle musical déjanté des Toasteurs, spécialistes du mash-up. Soit le mélange détonnant et bariolé de deux chansons en une seule piste. Déjanté, on vous dit ! 

Espérances magnifiées

On connaît aussi le festival des Hivernales pour sa place laissée aux représentations amateurs. L’édition 2019 ne fera pas exception à la règle. Ainsi de cette série de spectacles proposés au CSC du Sillon, le 30 novembre, autour des « Adoleschiants » du comédien et slameur local, Nina Kibuanda. Qui décrit, goguenard, son projet par ces quelques mots qui sonnent comme un défi. "Chiants mais beaux et belles à la fois. Pas tout le temps ? Et alors ? Que vous le vouliez ou non, ils sont l’avenir. Ce sont nos adoleschiants".

Amateur également, ce spectacle du Théâtre d’ici ou d’ailleurs qui s’associe à la LDH pour proposer avec Les porteurs d’espoir, un témoignage touchant des espérances, parfois brisées, parfois magnifiées de salariés précaires, de migrants… Anne Letertre, conclusive : « Pour moi, c’est l’identité même des Hivernales : un festival qui laisse sa chance à chacun et qui nous ressemble. »

Les Hivernales, du 22 novembre au 1er décembre
Des représentations dans toute la ville.

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