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Royal de de Luxe de retour avec Cinémascope

Publié le 17.09.2020

Récit de la dernière fantaisie de Royal de Luxe en compagnie de Jean-Luc Courcoult. Un spectacle accessible gratuitement à toutes et tous, aux abords drolatiques mais au message humaniste universel.

Il est 10 h, ce jeudi 17 septembre. Au 2 rue de la Saône, dans un appartement éventré du deuxième étage d’un immeuble voué à une prochaine démolition, une famille s’adonne au grand jour au train-train de la vie quotidienne. Elle vient de se réveiller et respire, heureuse de vivre. Vêtue d’une chemise nuit d’un rouge scintillant, la mère de famille le rouge déjà aux lèvres se verse un café. Dans quelques minutes, elle accueillera les autres membres de sa famille tout juste sortis du lit : son mari, le fils et la fille.
Tous s’activent entre le petit déjeuner partagé à la table familiale, la lecture du journal, le ménage (avec un aspirateur pas si jeune que ça), le vélo d’appartement et la gymnastique d’entretien. Le tout dans un décor très années 70 rythmé par une bande son jazzy et variété, spécialement choisie par Jean-Luc Courcoult, metteur en scène de Royal de Luxe. Ce dernier vient d’ailleurs d’arriver sur son scooter, accompagné de son fidèle chien niché dans son panier. Il rejoint très vite son pupitre installé dans son camping-car.

Le public intrigué

La scène se déroule sous les yeux de badauds médusés et des enfants des classes de moyenne section de l’école Lucie-Aubrac. "Monsieur Bourgogne ! Eh madame !", les appels des enfants donnent au moment toute la saveur du spectacle de rue.
Au beau milieu de l’appartement, un arbre est enraciné et semble se porter comme un charme. Ses branches feuillues  volent au vent sur la façade de l’immeuble tandis que ses longues racines montrent un individu bien planté.

"Cette histoire, ce n'est pas que la vie quotidienne, c’est celle des migrations et des racines comme le montre cet arbre. Quand on déménage, on emporte son histoire, sa culture avec soi. Quand on change de pays, c’est la même chose" explique Jean-Luc Courcoult. "Moi j’aime les gens c’est pour ça que je suis là, je veux aussi leur apporter de l’espoir, un imaginaire, de la poésie".
Tous les habitants sont invités à assister à ce spectacle hors normes à commencer par les enfants des écoles. Ceux des écoles du Grand Bellevue ont d’ailleurs dernièrement été destinataires d’une lettre savoureuse de Monsieur Bourgogne.
Cinémascope, de jeudi 17 à dimanche 20 septembre 9h30 à 12h et de 15h à 19h30.
2 rue de la Saône à Nantes.
 

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