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Convention citoyenne : des Herblinois en parlent

Publié le 17.12.2020

Démarche participative mise en place pour penser l’après-Covid, la Convention citoyenne de Nantes réunit 80 habitants de la métropole, tirés au sort. Focus sur cette assemblée pas comme les autres, avec le témoignage de deux Herblinois qui y participent.

Ils sont 80, ne se connaissent pas et viennent d’horizons radicalement différents. Leur point commun ? Ils font tous partie d’un panel de citoyens tirés au sort par Nantes métropole pour témoigner leur vécu de la crise induite par l’épidémie de Covid-19 et tracer des pistes pour demain.

La Convention citoyenne de Nantes, assemblée consultative dans laquelle sont (virtuellement, covid oblige) réunis ces 80 habitants,a été lancée en novembre dernier, peu de temps après la mise en place du second confinement. Son objectif ? Faire "émerger un diagnostic citoyen et des préconisations sur la crise du Covid-19" selon la description qu’en donne Nantes métropole.

Michel Sinègre, herblinois retraité et bénévole de la fondation Le refuge (qui vient en aide aux jeunes LGBT* rejetés de leur domicile en raison de leur orientation sexuelle ou de leur questionnement identitaire), fait partie de ceux-là. Comme les 80 autres participants, Michel a été tiré au sort parmi les 2301 personnes questionnées pour les besoins de la grande enquête de septembre lancée par la Métropole pour étudier finement les conséquences du confinement. "J’ai tout de suite accepté car les démarches citoyennes sont fondamentales dans cette période où tout le monde doute de tout, estime-t-il. C’est d’autant plus important lorsqu’elles concernent des enjeux aussi importants que ceux de l’après-crise"

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Environnement, culture, solidarité et précarité, aménagement de la Ville…Les thématiques interrogées par cette convention citoyenne sont nombreuses. "Personnellement, je compte aborder plus spécifiquement les questions de l’isolement et du lien intergénérationnel qui me tiennent particulièrement à cœur", relève Michel.

Réunis à plusieurs reprises en plénière virtuelle, les participants seront ensuite invités à rédiger, au mois de mars, des préconisations pour les élus métropolitains sur chaque thématique. "C’est une opportunité de se faire entendre auprès de nos élus", relève Éric Jegu, herblinois responsable d’une association et participant à la convention. Lui espère évoquer les nécessités "d’une plus grande régionalisation des décisions, d’une plus saine gestion des deniers publics et d’un renforcement des services publics indispensables comme la santé et l’éducation". Mais, prévient-il, "j’espère juste que les élus n’entérineront pas des idées qu’ils ont déjà et qu’ils donneront du crédit à la parole citoyenne."

Quatre garants du débat ont été désignés pour s’assurer de la bonne tenue des débats et de la transmission sans filtre des propositions de la convention aux élus. Il s’agit des sociologues Elvire Bornand et Sandrine Rui, du professeur de science politique Gilles Pinson et de la présidente de la Ressourcerie de l’île, Monique Boutrand. 

Dernière étape à l’été 2021, lorsque les élus répondront à l’avis de la Convention citoyenne. "Une occasion, selon Miche Sinègre, d’intégrer vraiment les habitants de la Métropole dans les décisions qui sont prises pour eux !" Affaire à suivre.

Plus d’infos sur la plateforme de participation de Nantes métropole.

* Qui concerne les Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenre.

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