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Débat Place publique : « Violences d’État, violences légitimes ? »

Publié le 24.03.2021

Jusqu’où la violence commise par un État et sa police pour garantir l'ordre public peut est-elle être considérée comme légitime ? Place publique se penche sur cette épineuse question, jeudi 22 avril.

Posez vos questions en direct

Compte tenu de l’instabilité de la situation sanitaire et de l’interdiction des rassemblements, le débat Place publique du 22 avril prochain aura de nouveau lieu en visioconférence et sera retransmis en direct sur la chaîne Youtube de la Ville de Saint-Herblain.

Durant le débat, il sera possible d’interpeller en direct les intervenants pour leur poser des questions, via la fenêtre de tchat consacrée. Vous pouvez aussi poser vos questions en amont sur l’évènement Facebook.

Dialogues conflictuels

Des nombreux cas de mutilations recensés ces dernières années lors des manifestations à la pratique routinière du contrôle au faciès, en passant par les traitements dégradants subis en garde à vue, force est de constater que le débats sur les violences d’État se multiplient.

Selon le sociologue allemand Max Weber, l’État est la seule institution revendiquant avec succès sur un territoire donné "le monopole de l’usage légitime de la force physique." Aujourd’hui, c’est la proportionnalité de cette violence et les moyens de la mettre en œuvre qui interrogent.

Comment garantir l’ordre dans une démocratie, régime politique par essence ouvert aux dialogues conflictuels ? "La démocratie, ce n’est pas le consensus, c’est le dissensus, nous ne pouvons pas être tous d’accord", rappelle ainsi la juriste Monique Chemillier-Gendreau dans le documentaire "Un pays qui se tient sage", réalisé par David Dufresne, invité à ce débat Place publique.

Méthodes de travail

De nombreux chercheurs ont ainsi mis en lumière la qualité du rapport police-population, notamment via des études comparatives entre différents pays européens, comme la France et l’Allemagne. Quand le premier utilise souvent la force et la confrontation, le second privilégie avant tout dialogue et proximité, expliquant la bonne confiance (relative) des Allemands en leur police.

Comment fonctionne aujourd’hui l’institution policière en France ? Quel regard critique porte-t-elle (ou pas) sur certaines de ces dérives ? Jacques de Maillard, sociologue au Centre de recherche sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), co-auteur avec Fabien Jobard de l’ouvrage "Sociologie de la police" et invité de Place publique, pourra revenir en détails sur l’organisation, le fonctionnement et les perspectives de réformes de l’institution policière.

Rapprocher la police des citoyens ?

De nombreuses questions seront abordées pendant la soirée :dans un État de droit, quelles formes prennent aujourd’hui les violences physiques exercées sur les citoyens et citoyennes ? Qui touchent-elles en premier lieu et dans quelle mesure ? Remettent-elles en cause les droits fondamentaux de l’Homme, pourtant garantis par la Constitution ?

Et comment ces violences d’État sont-elles aujourd’hui perçues par le corps social ? Au final, faut-il refonder certaines méthodes de travail de la police (en particulier le maintien de l’ordre) pour rapprocher les gardiens de la paix des habitants dont ils sont censés assurer la sécurité au quotidien ? 

Pour en débattre, Place Publique invite :

Un débat animé par Jean Chabod, journaliste indépendant.

Débat Place publique
Jeudi 11 février, de 20h à 22h, sur la chaîne Youtube de la Ville de Saint-Herblain.

Participer au tchat, mode d’emploi

Pour poser ses questions en direct sur le tchat il faut disposer d’un compte Gmail actif et d’une chaîne Youtube. Une fois connecté, il est possible en quelques clics d’intervenir à tout moment dans le tchat.

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