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Démocratie et gouvernance en débat à Place publique

Publié le 27.10.2016

Conférence "Les citoyens au pouvoir !" jeudi 17 novembre 2016, dans le cadre des Dialogues herblinois.

C’était le 31 mars 2016 : à la suite d’une manifestation contre la loi travail, des citoyens décidaient d’occuper de manière permanente la place de la République à Paris et commençaient à débattre entre eux. "Nuit debout" était né, avec pour modèles des mouvements comme les Indignados espagnols ou "Occupy Wall street" à New York, et pour ambition un questionnement en profondeur de notre société et de son système démocratique.

S’il a marqué les esprits par sa durée, "Nuit debout" se situe dans le sillage d’autres actions portées par la société civile et qui toutes reflètent un idéal : contribuer au mieux-vivre ensemble et à au développement durable de la société. Simples ou complexes, individuelles ou collectives, elles prennent la forme de pétitions, de groupes se revendiquant "mouvements citoyens", dont certains se positionnent  même pour l’élection présidentielle de 2017.

"Le temps est venu de rendre au peuple sa souveraineté, c’est-à-dire sa capacité à reprendre le pouvoir à des gens qui ne lui ressemblent pas et qui, finalement, ne le représentent plus", revendiquaient ainsi sept collectifs citoyens dans une tribune commune publiée dans la presse française en avril. A la même époque dans Le Monde, dans un texte intitulé "Nuit debout, le mythe du peuple", le sociologue Geoffroy de Lagasnerie questionnait la nature du mouvement et assénait : "Le peuple, la souveraineté populaire, la volonté générale, la société, le commun… ça n’existe pas (...) L’idée selon laquelle il pourrait exister des moments où tout le peuple serait rassemblé sur une place n’a aucun sens".

Ce débat intervient dans un contexte de défiance grandissante envers le modèle démocratique, en France comme ailleurs en Europe. Les institutions, le personnel et les partis politiques sont critiqués pour leur supposé manque de représentativité ou leur inefficacité face aux grands défis économiques, sociaux, environnementaux. Avec pour corollaire une abstention grandissante aux élections, une alternance quasi-systématique, une poussée des partis populistes ou anti-système qui surfent sur le mécontentement ou la colère, le sentiment d’injustice.

En clôture des Dialogues herblinois, Place publique donne la parole à trois spécialistes de ces questions :

Jeudi 17 novembre, 20h-22h, Maison des Arts. Entrée libre et gratuite.

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