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Fabriqués pour être jetés

L’obsolescence programmée en débat à Place publique jeudi 17 mars.

Les enquêtes et documentaires diffusés ces dernières années ont familiarisé le public avec la notion d'obsolescence programmée. C'est-à-dire l'ensemble des pratiques industrielles et commerciales consistant à limiter intentionnellement la durée de vie d’un produit et obliger ainsi le consommateur à le renouveler plus rapidement.

L’obsolescence programmée est désormais réprimée : la loi sur la transition énergétique adoptée en 2015 la punit d'une peine de deux ans d'emprisonnement et de 300 000 € d'amende. Mais il faudra sans doute du temps avant qu’industriels et fabricants regagnent la confiance des Français : dans un sondage réalisé en 2014 par 60 millions de consommateurs, ils étaient 92 % à se dire "convaincus que les produits électroménagers ou high-tech sont volontairement conçus pour ne pas durer"

Au-delà de l’obsolescence liée à des facteurs techniques ou technologiques, il en existe une autre, plus subjective. C’est "l’obsolescence esthétique", les modes et le marketing poussant le consommateur à acheter un nouveau produit alors que l’ancien fonctionne encore. "Elle est basée sur les goûts des consommateurs, sur leur psychologie, explique la juriste Lydie Tollemer. Sa mise en œuvre est plus que flagrante mais ne semble choquer personne".

Explique-t-elle pourquoi les Français produisent en moyenne par an 20 kg de déchets électriques et électroniques, un chiffre en constante augmentation ? Comment sortir de cette spirale consumériste, dont l’impact sur l’environnement est décrié ? Faut-il tout revoir dans la conception de nos produits de consommation ?

Lors d’un débat animé par Guillaume Mézières, journaliste au Labo des savoirs, Place publique donne la parole à trois spécialistes de la question :

 
Jeudi 17 mars 2016 à 20h à la Maison des Arts. Entrée libre et gratuite.

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En 2005, la Ville de Saint-Herblain lançait un premier temps fort autour de sujets de société et d’actualité. L’idée : donner à tous la possibilité de s’informer, de questionner et de dialoguer avec des experts, militants, élus, journalistes… Au fil des années, ce rendez-vous a évolué dans sa forme pour devenir un cycle de conférences et tables rondes, accueillies principalement à la Maison des Arts au rythme d’un rendez-vous mensuel.