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Histoires vécues : les portraits de la rentrée

Publié le 21.09.2021

Tous les deux mois, (re)découvrez celles et ceux qui font la richesse associative, culturelle ou encore sportive de Saint-Herblain.

Paul Corbineau

Amoureux des arbres, Paul Corbineau est une encyclopédie vivante. Il est l’invité de la Longère de la Bégraisière en octobre qui présentera 20 de ses sculptures.

Dans le garage transformé en atelier, des centaines de chutes de bois s’entassent sur les murs. C’est dans cet antre que Paul Corbineau, habitant du quartier Preux depuis 1982, travaille à ses heures perdues à modeler une matière vivante dont il est devenu l’un des connaisseurs amateurs les plus pointus en France. "Il y a ici 600 espèces de bois différentes, toutes issues de chutes récupérées auprès d’ébénistes, de charpentiers ou de marqueteurs, explique le maître des lieux, barbe fournie et œil malicieux. Je sculpte tout ce qui me passe par la tête, des jeux d’enfants, des personnages, des scènes de la nature… Je peux passer des semaines entières sur un objet. La sculpture sur bois est fille de la patience." Volubile, celui qui se décrit volontiers comme "conteur sur bois" a commencé à sculpter à 14 ans. "Un jeu d’échecs à partir d’un vieux chêne qui avait rendu l’âme dans le jardin de ma grand-mère", se rappelle-t-il, nostalgique.

Les arbres, Paul les aime au point d’y consacrer des ouvrages tout à la fois pointus et didactiques. Le dernier, "Arbres remarquables de Loire-Atlantique", écrit à 6 mains avec André Guéry et Benoît Lesne, a même reçu le Prix de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire. Par ce travail, Paul espère faire mémoire de chaque arbre. "J’en ai sauvé beaucoup du feu, sourit-il. Pour moi, la sculpture, c’est une façon de rendre honneur à l’arbre."

Exposition "Les arbres sèment" de Paul Corbineau à retrouver à la Longère de la Bégraisière, du 12 octobre au 19 novembre.

Pour le suivre sur Facebook : @Paul Corbineau, conteur sur bois     

Thibaud Lefrançois

Prochains objectifs du la route des JO 2024 : les championnats d’Europe en Turquie en octobre. Allez les Bleus !

"Et si vous participiez aux Jeux paralympiques de 2024 ?" Du programme de détection du Comité paralympique et sportif français au poste d’attaquant-réceptionneur pour l’équipe de France de Volley-assis, Thibaud Lefrançois, 27 ans, a connu en à peine deux ans une ascension fulgurante. Un sport "très physique, très tactique, très technique" dont le double-licencié au Volley-Ball Nantes et au Saint-Herblain Volley-ball (SHVB) apprécie l’aspect collectif : "Personnes valides et en situation de handicap jouent ensemble. Rapidement on n’y fait plus du tout attention."

Lors de la semaine olympique et paralympique à l’école de la Bernardière dont il est le parrain, Thibaud Lefrançois est dans son élément : "Pouvoir partager mon parcours, c’est encore mieux !" Il a aussi accepté d’apporter son expérience et son enthousiasme à la section de volley assis du SHVB qui a ouvert ses portes en septembre : "Adultes et enfants, valides et personnes handicapées, pour du loisir ou de la compétition : venez essayer !"  Avec la chaîne Youtube "Tiik Taak Boom" Thibaud ambitionne de changer le regard de la société sur le handicap… tout en menant de front vie professionnelle et sport de haut-niveau : "Il faut concilier travail et entrainements, trouver du temps pour les partenariats, la communication… mais le partage, l’aventure humaine, le collectif soudé en équipe de France nous le rend tellement !"

Pour le suivre sur Instagram : @thibaudlfr

Manon Texier

Depuis toute petite, Manon aime les histoires de cuisine. Fabriquer des merveilles avec sa grand-mère, faire monter la mayonnaise avec son père, ramasser les haricots verts, autant de souvenirs qui ont infusé en elle et abouti à ce qu’elle choisisse le métier de cuisinière et de traiteur. Comme elle l’explique, "j’ai toujours eu des affinités avec la cuisine".  Après des études de lettres, elle bifurque vers un CAP cuisine obtenu il y a 9 ans. Elle accumule de nombreuses expériences et finit par monter son entreprise "M’Kitchen".

C’est alors que la jeune femme découvre la cuisine partagée Pépigo installée dans le quartier de Preux à Saint-Herblain. Un lieu où toutes les cuisines et les saveurs du monde entier se croisent : spécialités syriennes, éthiopiennes, françaises, rôtisserie, pâtisseries, pizzas, etc. "C’était exactement ce que je cherchais". Elle reprend le flambeau de la cogérance bénévole avec l’Herblinoise Martine Dominguez. Son rôle : faire vivre ce lieu collectif, permettre à tous les cuisiniers et cuisinières de bénéficier d’un lieu adapté et opérationnel. Elle veille donc sur l’entretien du matériel et des installations et s’assure du bon respect des lieux par la dizaine d’utilisateurs. Soucieuse de partager son savoir-faire, il lui arrive aussi de prêter main-forte lors de sessions de formation comme les Flash coop éphémères proposées par l’Ouvre-Boîtes 44. Et dès qu’elle le peut, elle se plonge dans ses livres de cuisine pour renouveler ses recettes.