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Place publique : jouer pour grandir

Publié le 05.02.2020

Le prochain débat Place publique aura lieu jeudi 13 février sur le thème : "De la dinette aux cow-boys : que dit le jeu de notre société ?".

Laver et habiller son baigneur, jouer à vendre ou acheter des fruits et légumes, reproduire des situations vécues à la maison ou à l’école : tous ces cas de figure font partie des jeux d’imitation appelés également jeux symboliques. Ils remplissent des fonctions éducatives essentielles dans l’épanouissement de l’enfant. Mais, aujourd’hui les enfants sont-ils toujours aussi libres alors que l’industrie du jouet influence de plus en plus les goûts et les comportements ?

Le jeu, un moyen de s’affirmer

Dès 18 mois, le jeune enfant garde des images mentales de ce qu’il vit. Il va ensuite les recréer par le biais du jeu. Si, au début il évolue seul dans son histoire, il va en grandissant créer des interactions avec ses camarades et développer son langage par le biais de petits dialogues. L’enfant imagine et reproduit des histoires ou des situations à partir de son vécu. Inconsciemment, les jeux symboliques sont là pour l’aider à prendre du recul avec ce qu’il vit.

L’imagination délaissée

Depuis les années 80, l’industrie du jouet a eu tendance à accentuer la présence de jeux stéréotypés ou dérivés du cinéma (déguisements de super héros ou héroïne etc). Depuis, les enfants sont  de plus en plus conditionnés et maintenus dans des jeux pré-définis qui ne laissent guère la possibilité de créer, d’imaginer.

Quelle place occupent les jeux symboliques dans l’éducation des enfants ? En quoi sont-ils importants dans la structuration de la personnalité et l’émancipation de l’enfant ? Quel rôle peuvent jouer les parents et les professionnels de la petite enfance, de l’animation et de l’éducation dans l’organisation des espaces de jeux ? Notre société permet-elle aux enfants de conserver un espace mental suffisant pour jouer et imaginer leurs scénarios librement ?

Pour en débattre :

Un débat animé par Julien Herpin, journaliste.

Maison des Arts, 26 rue de Saint-Nazaire. De 20h à 22h. Entrée libre et gratuite.