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Saint-Herblain en portraits, décembre 2021

Publié le 17.11.2021

Tous les deux mois, le magazine municipal tire le portrait de celles et ceux qui font vivre Saint-Herblain. Salariés, bénévoles associatifs, artistes, étudiants, voici leurs Histoires vécues !

Robert Lecoq

"Le vélo, un océan de liberté"

Robert Lecoq, cycliste invétéré et président passioné d'un club désormais centenaire.

Enfourcher un vélo et tailler la route : il n’en faut pas beaucoup plus à Robert Lecoq, énergique président de l’Union sportive Saint-Herblain (USSH) cyclisme, pour se sentir comme un poisson dans l’eau. À 71 ans, cet amoureux de la petite reine, entame sa treizième année à la tête du plus ancien club sportif herblinois. De son sport, il dit fièrement : "C’est simple, le vélo, c’est un océan de liberté. C’est le sport des grands espaces, de la vitesse certes, mais aussi de la contemplation". Arrivé "par hasard" au vélo à 14 ans, Robert Lecoq commence à pratiquer à l’Union cycliste nantaise, "à une époque où la beauté du geste comptait plus que la performance".

Au mitan des années 2000, alors membre d’un club cycliste de Savenay, il est sollicité pour prendre la tête de l’USSH. "Quand on connaît la belle histoire
du club, on ne peut pas refuser". 13 années d’une belle échappée. Aujourd’hui, s’il pratique toujours assidûment le vélo – "à mon âge, il faut continuer à faire tourner la machine, sinon on s’encrasse" – Robert compte désormais passer la main. "Mais je serai toujours là pour donner un coup de main : quand on a le vélo dans la peau, c’est pour toujours".

Plus d'infos sur le site de l'USSH Cyclisme, ou la page Facebook du club.

Damien Demoor

"Élargir le champs des possibles"

À Saint-Herblain, les cookies de la marque Hanso et Zédé (pour Handi-Solidaire et Zéro-Déchets) sont disponibles à la Fabrik à Vrac et très prochainement à Auchan Sillon.

"Comment élargir le champ des possibles pour les travailleurs en situation de handicap des Établissements et services d'aide par le travail (ESAT) et des Établissements adaptés (EA) ?". Pour Damien Demoor, fondateur d’Handicap travail solidarité (HTS), c’est "en les aidant à développer leur activité par des innovations, les études de marché, le marketing, la réalisation de prototypes..."

Depuis sa création, l’association a accompagné près de 440 établissements. Gratuitement. Le concept SoliFoodWaste, lancé il y a 5 ans, lie ainsi économie circulaire et handi-solidarité. "Les produits alimentaires invendus sont récupérés, transformés et revendus. Les débouchés sont nombreux et la logique de circuits courts colle avec le maillage national des ESAT et EA", analyse le professionnel de l’entreprenariat. Avant de souligner que les travailleurs sont "ravis de travailler sur un produit noble et complexe comme la nourriture et fiers de voir le résultat en magasins."

Mais pour rentabiliser l’activité et pérenniser les emplois la construction d’un atelier de transformation plus grand est nécessaire. Il devrait voir le jour fin 2022 et créer une cinquantaine d’emplois handi-solidaires. Alors, l’habitant de la Chasseloire lance un appel à bénévoles : "Nous cherchons des communicants, ingénieurs en bâtiments, en RH, spécialistes de l’alimentaire, du fundraising… bref des experts qui auront du temps à consacrer au projet dans les prochains mois." Pas de pincettes ni de détours, tel est Damien Demoor : "Les personnes qui travaillent en ESAT et EA ont envie de participer à la transition écologique, se bougent pour le faire, et nous avec eux et pour eux !"

Pour les rejoindre, rendez-vous sur le site de l'association.

Muriel Mercier

"Accueillir, orienter, donner de l'énergie"

Immersions sur la thématique de la jeunesse, suggestions...la conférence permanente du Grand Bellevue a été une expérience d'une grande richesse humaine pour Muriel Mercier.

Habitante engagée pour son quartier, Muriel Mercier est devenue Herblinoise en 2019 en s’installant dans le quartier de Bellevue. Active à France Bénévolat et au sein du centre socioculturel Le Grand B, la vie de Muriel n’a pas été un long fleuve tranquille. À force de résilience et de volonté, Muriel a réussi à tourner la page de l’alcoolisme. "Je me suis engagée à Alcool assistance-La Croix d’or pour aider, entre autres, les femmes enceintes au CHU de Nantes". Avec l’envie d’être utile et de faire vivre son quartier, elle décide d’animer la cafète du Carré des services publics et de l'appeler le café des habitants, en accord avec les autres associations. "Avec cet espace convivial animé par plusieurs associations, j’ai réussi à ce que les personnes qui passent dans le hall se parlent".

Ces derniers mois, contrainte à l’inaction pour cause de pandémie, Muriel s’est mobilisée au sein de la conférence permanente du Grand Bellevue. "Je voulais comprendre les changements de mon quartier et les expliquer aux habitants car mon quartier, je l’aime !"

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