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Saint-Herblain en portraits, janvier 2021

Publié le 22.12.2020

Tous les deux mois, le magazine municipal tire le portrait de celles et ceux qui font vivre Saint-Herblain. Salariés, bénévoles associatifs, artistes, étudiants, voici leurs Histoires vécues !

Véronique Vaillant

"Je ne pourrais plus m’en passer"

Elle venait pour le plongeon, elle est repartie avec la plongée. Nous sommes en 1998, Véronique Vaillant rencontre les Plongeurs Herblinois de l'Océanide Club (PHOC) au forum des associations de Saint-Herblain. C’est le début d’une histoire d’amour qui dure depuis plus de 20 ans. Volubile, Véronique ne se prive pas de partager ses anecdotes de plongée et le plaisir ressenti à chaque sortie : "C’est toujours un bonheur d’être sous l’eau. La plénitude qu’on ressent, la découverte de la faune et la flore marine, les paysages variés, les couleurs ! C’est inimaginable comme la nature est belle !"

La graphiste, sensible à l’aspect artistique des mondes marins, conclut avec un grand sourire et des étoiles plein les yeux : "Je ne pourrais plus m’en passer !" Aujourd’hui, Véronique forme les plongeurs et plongeuses du PHOC dont elle est vice-présidente. "J’aime transmettre : donner les « premières bulles » à quelqu’un, voir la banane des gens, c’est mon plaisir". Une envie de partage au diapason des valeurs du PHOC, qui organise plus de 600 plongées par an, et propose des baptêmes à l’occasion des animations herblinoises de L’été indien à la Bourgonnière, du Téléthon ou encore Tous à l’eau. À discuter avec cette passionnante passionnée, même les plus claustrophobes pourraient se laisser tenter. Envie d’essayer ? Contactez le PHOC !

Plus d’infos sur le site du PHOC.

Roger Robert

"La médecine est affaire d’humanisme"

"Où avez-vous mal exactement ?". La question paraît anodine, mais elle constitue une des fondations essentielles de la médecine. "J’ai dû la poser des milliers des fois, sourit le professeur Roger Robert, 72 ans, neurochirurgien et professeur émérite d’anatomie. Respecter la douleur, c’est être à l’écoute de l’autre, c’est tenir compte de son aspect psychosocial. C’est là qu’on voit que la médecine est affaire d’humanisme."

Issu d’une famille nantaise modeste, avec un père ouvrier aux chantiers navals, Roger Robert se consacre très vite en tant que neurochirurgien à des douleurs mal connues, à une époque où l’idée même de douleur est encore un angle-mort du monde médical. "C’était vu comme une fatalité, ça n’existait pas. Depuis heureusement, les choses ont évolué". Aujourd’hui partiellement à la retraite – "je continue de donner des coups demain aux confrères, la retraite m’ennuie" - Roger Robert participe également chaque mois sur Jet Fm à l’émission « Sois sage, ô ma douleur ». "L’intérêt de ce programme, c’est de pouvoir vulgariser des questions scientifiques et ainsi, mieux aider les gens à comprendre leur corps, détaille-t-il. Une autre façon, je l’espère, de me rendre utile aux autres."  

Pour écouter les podcasts de l’émission « Sois sage. Ô ma douleur », rendez-vous sur le site de jetfm.

Léa Drouet

"La petite ferme urbaine, c’est comme mon jardin"

Une serre, des bacs de jardinage, un poulailler. Témoin de l’installation de la petite ferme urbaine, Léa n’a pas résisté à l’envie de participer au projet de l’association Environnements solidaires. "J’ai d’abord observé ce qui se passait et j’ai proposé mon aide" se souvient Léa, 38 ans, habitante du quartier de la Harlière depuis 2004.

Les souvenirs de son grand-père jardinier et des haricots demi-secs à écosser sont toujours dans un coin de sa tête. "Ce projet de petite ferme urbaine m’a tout de suite plu ! Ce qui formidable, c’est qu’il a été accepté par tous les habitants quel que soit leur âge" se réjouit Léa.Depuis, la jeune femme s’est familiarisée à la permaculture et aux plantations. "Au moment de la récolte, on profite des tomates, des courgettes, des poivrons". L’été dernier, elle a encadré un atelier d’entretien des massifs de bambous proposé aux jeunes du quartier. "Cette petite ferme urbaine, c’est un lieu que j’apprécie beaucoup, on peut s’y ressourcer après le travail, apprendre ensemble et partager des moments agréables".

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