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À Rieffel, on transforme les légumes bio... et les vies

Publié le 19.08.2016

Chaînon entre les maraîchers bio et les responsables de restauration collective, un atelier de transformation de légumes est opérationnel depuis début 2016. Il fonctionne grâce à un chantier d’insertion.

Pommes de terre, salades, carottes et autres radis cultivés localement en bio prennent depuis janvier le chemin de Jules-Rieffel, site herblinois du lycée agricole Nantes Terre Atlantique. "Après l’élagage et la culture maraîchère, c’est notre troisième chantier d’insertion", explique Philippe Onno, un de ses responsables.

Lavage, épluchage, découpage, conditionnement… Quatre personnes travaillent actuellement dans l’atelier de transformation avec une production moyenne de 375 kg/jour. Ils devraient à terme être huit équivalents temps plein sur le site, conçu pour traiter jusqu’à une tonne de légumes par jour.

La clientèle de l’atelier s’élargit d’ailleurs rapidement : après la cuisine centrale de Nantes, viennent ou sont attendues celles de Carquefou, de Rezé… "L’idée est d’aller proposer nos services à tous les collèges et lycées publics", explique Pauline Malval, chargée de mission. Cuisson et surgélation des légumes complèteront à terme l’offre de services.

L’atelier apparaît aussi comme un bon outil pédagogique, en particulier pour les élèves en BTS au lycée, qui peuvent se familiariser avec les process de l’agroalimentaire. Il complète naturellement le chantier d’insertion de maraîchage bio tout proche : "L’ensemble peut contribuer à créer localement une agriculture maraîchère bio stable".

Le projet de "légumerie" est né autour de 2010, suite à un appel à projets lancé par la Région des Pays de la Loire. Celle-ci souhaitait parvenir à 20% de bio dans la restauration collective des lycées, qui relèvent de sa compétence. "Lorsqu’on a mis autour de la table des maraîchers et des responsables de restauration collective, il est apparu qu’il manquait un atelier de transformation, qui servirait de relais", rappelle Philippe Onno.

Achevé en 2015, le bâtiment de 500 m² a été imaginé par les architectes de Mabire & Reich, qui ont puisé leur inspiration dans le Jardin en mouvement créé par Gilles Clément sur le site du lycée. "Le circuit de l’eau, l’énergie, tout a été pris en compte pour que soit réduit l’impact du bâtiment sur l’environnement". Durable jusqu’au bout !

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