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Saint-Herblain, capitale métropolitaine de l’hydrogène

Publié le 16.02.2018

Une station de distribution d’hydrogène ouvrira ses portes à l’automne 2018 au sein du centre technique de la TAN.

Le projet porté par la TAN à Saint-Herblain, intitulé MuLTHy, est une première sur l’agglomération. L’opérateur des transports métropolitains a choisi de regrouper sur un même site les fonctions de production (par électrolyse de l’air et de l’eau), de transformation (il faut mettre le gaz sous pression pour s’adapter aux spécifiés techniques des piles à combustibles) et de distribution de l’hydrogène.

Autre particularité, l’objectif de la TAN n’est pas seulement de fournir l’hydrogène destiné à ses deux utilitaires H2 « zéro émission », mais de mutualiser l’équipement en l’ouvrant aux flottes de services d’entreprises et institutions innovantes engagées dans l’éco-mobilité. L’entrée de la station, toute proche du périphérique, se fera par le boulevard Marcel-Paul.

Pourquoi Saint-Herblain ? "Il se passe quelque chose sur le territoire", répond  Pierre-François Gérard, chargée de mission hydrogène pour l’opérateur des transports métropolitains. Citant l’immeuble Delta Green dans le parc Ar Mor, qui stocke sa production d’énergie excédentaire sous forme d’hydrogène, et des zones d’activité tournées vers l’innovation, il souligne : "Pour construire la filière hydrogène, on a besoin de synergies. Il ne faut pas se disperser sur l’agglomération".

Zéro émission

Encore confidentielle, l’utilisation de véhicules à hydrogène est amenée à se développer tant elle répond aux enjeux écologiques : "Les usagers et constructeurs se tournent de plus en plus vers les transports propres, remarque Pierre-François Gérard. Il faut anticiper les évolutions inéluctables comme la fermeture des centres-villes aux véhicules polluants, puis aux véhicules à combustion tout court". Outre l’absence totale de production de CO2 ou de monoxyde de carbone, les véhicules à propulsion hydrogène présentent une meilleure autonomie que les voitures 100% électriques : 300 km contre 120 km. Des atouts certains pour un secteur dont Saint-Herblain est aujourd’hui le centre de gravité métropolitain.

Les éco-transports en commun

La TAN multiplie les projets autour de l’éco-mobilité, avec le déploiement de bus roulant au gaz naturel de ville depuis 1997 (ils constituent aujourd’hui 90% de la flotte) ou encore les E-busway électriques qui rouleront sur le réseau métropolitain à l’automne 2018. Le projet de Navibus H2 est engagé depuis 2013, et les derniers tests sont en cours avant la mise en service commerciale de la première liaison fluviale française à propulsion hydrogène.

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