Imprimer Pdf

Conseil municipal : un "non" ferme à la loi Blanquer

Publié le 04.04.2019

Soutien aux centres socio-culturels, gel des tarifs municipaux, opposition au projet de loi "Pour une école de la confiance" …Quatorze délibérations étaient à l’ordre du jour du conseil municipal du 29 mars. Retour sur les plus marquantes.

"Depuis plusieurs semaines déjà, des parents d’élèves et personnels de l’Éducation nationale se mobilisent contre la loi Blanquer, imaginée dans une pure logique comptable, élaborée sans consultation aucune, et qui sera votée en procédure accélérée, sans respect de la représentation nationale". Le ton est donné. Ce soir-là en salle du Conseil municipal, ils sont une quarantaine d’enseignants et de parents d’élèves à solliciter une interruption de séance.

Le moment est bien choisi : l’assemblée communale examine en première délibération un vœu visant à s’opposer au projet de loi "Pour une école de la confiance". Défendue par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, cette réforme instaure une nouvelle structure administrative, l’établissement public local d’enseignement des savoirs fondamentaux ; celle-ci induirait alors la disparition des directions d’écoles (mutualisées avec les collèges). Ce projet de loi acte également la possibilité pour des étudiants de deuxième année de commencer à enseigner ou encore l’obligation de scolarisation des enfants dès l’âge de trois ans, sans précision sur les moyens alloués aux communes pour mettre en place cette mesure.

"Cette loi remet en cause un des principes fondamentaux de l’école républicaine : l’égalité entre les élèves, a ainsi relevé Dominique Talledec, adjoint au maire (PS, majorité). Voilà pourquoi il faut s’opposer fermement à ce projet de loi."Même son de cloche du côté du groupe Saint-Herblain, à gauche toute (opposition) qui s’est insurgé par la voix d’Éric Bainvel, conseiller municipal, de la « défiance créée par cette réforme tant chez les enseignants que chez les parents."

Jean-Pierre Fromonteil, conseiller municipal et adjoint du maire au quartier Est (groupe communiste, majorité) s’est quant à lui ému "de l’attaque en règle contre l’école de la République que symbolise cette mauvaise loi" et s’est félicité de la "remarquable mobilisation des enseignants et parents d’élèves sur ce sujet." Pour Matthieu Annereau (groupe LREM, opposition) en revanche, ce vœu « multiplie les contre-vérités sur les véritables objectifs de ce projet de loi". Mis au vote, le vœu a été adopté à une large majorité, seuls les groupes Alternative 2020 (opposition) et LREM se sont abstenus.

Gel des tarifs municipaux

Le conseil municipal était également appelé à se prononcer sur le vote des tarifs municipaux pour la période 2019-2020. Principal élément à retenir : la hausse des tarifs des prestations aux familles est gelée. "Dans une période où les questions de niveaux de vie ont brusquement bousculé l’agenda politique, il nous semblait important de préserver le pouvoir d’achat des ménages" a indiqué le maire, Bertrand Affilé. Le groupe d’opposition de droite (Alternance 2020) par la voix d’Hugues de la Roulière a, quant à lui, suggéré que cette baisse "aurait pu être plus importante." La délibération a été adoptée à la majorité des élus, le groupe LREM s’est abstenu et le groupe Alternative 2020 a voté contre.

Le Grand B, au cœur de Bellevue

Après les centres socio-culturels (CSC) du Soleil Levant, du Bourg et du Sillon de Bretagne en décembre dernier, le conseil a approuvé à la majorité la convention tripartite liant la Ville, la Caisse d’allocations familiales de Loire-Atlantique et l’ASEC du Grand B, et le projet social sur lequel l’équipement compte désormais travailler pour les trois années à venir. Au jour le jour, le CSC compte déjà plus de 30 activités enfants ou adultes hebdomadaires, une soixantaine d’associations accueillies dont 21 partenaires et plus de 450 familles adhérentes. Un investissement dans le quartier que Jacqueline Gougeon, présidente de l’association socio-culturelle qui gère le CSC, souhaite voir "encore plus prégnant dans les années maintenant que le centre a trouvé un socle à partir duquel déployer ses efforts". 

Seul Stéphane Huguet (non inscrit, opposition) s’est étonné du "peu de mobilisation des habitants autour de l’écriture de ce projet social". Ce à quoi Jean-François Tallio, adjoint au maire en charge du personnel (ESHA-EELV) a rétorqué que "l’écriture du projet avait mobilisé plus de bénévoles qu’espéré. J’ai confiance en la vitalité future du quartier, dont l’une des têtes de ponts sera le CSC." Dans la foulée, l’assemblée a approuvé à l’unanimité le vote d’une subvention au CSC pour la mise en place d’un projet photographique de sensibilisation à la bienveillance.  "Voilà un projet qui crée concrètement du lien entre les habitants et qui fait exister l’art dans la ville", s’est réjoui Sébastien Royer, adjoint à la vie associative (PS)."C’est aussi et surtout une initiative portée par et pour les habitants, il est important de le souligner."  

Fitdays : pour une sensibilisation au sport

C’est devenu un évènement important dans la lutte contre la sédentarité et la sensibilisation à la pratique d’une activité physique régulière. Le Fitdays se déroulera cette année sur l’agglomération nantaise, le 12 juin, place Denis-Forestier à Bellevue. Au programme : un triathlon, l’animation phare de l’évènement ; mais aussi des ateliers pour tout savoir de l’échauffement, de la récupération, de la nutrition, des premiers secours ou encore de la protection des yeux face à l’exposition au soleil.

Organisé au niveau national par la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN), l’organisation de l’étape herblinoise du Fitdays est confiée à l’association Tigre. Laquelle s’est vue attribuée à l’unanimité par le conseil municipal une subvention de 3 900 euros pour la mettre en place.

Prochain conseil municipal : lundi 24 juin à 18 h, à l’Hôtel de ville.

Dans l'actualité