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Retour sur le conseil municipal du 10 février

Publié le 12.02.2020

L’ultime conseil municipal du mandat, le 10 février 2020, a notamment été marqué par le vote du budget 2020. Retour sur quelques-unes des délibérations marquantes de ce moment fort de la démocratie locale.

Budget 2020

C’est un passage obligé de chaque assemblée communale, un rituel qui permet tout autant de faire le bilan des années passées que de tracer les perspectives et lignes d’horizon des années à venir : le budget communal était soumis au vote des conseillers municipaux ce 10 février 2020.

Son montant marque une très légère augmentation par rapport à l’année passée, pour s’établir à 98,2 millions d’euros au total, dont près de 21,3 millions d’euros seront consacrés aux investissements. Parmi eux, on notera la création d’un terrain de rugby au Vigneau avec tribune et espace convivialité (1,2 millions), la rénovation du groupe scolaire des Buzardières (1,6 millions), ou encore la fin des travaux au centre socioculturel et à la médiathèque du Bourg, ainsi qu’au groupe scolaire Jacqueline-Auriol (4 millions).

Ce budget est aussi marqué par la poursuite de la résorption de la dette, qui s’établit cette année à 12,8 millions d’euros. Pour Marcel Cottin, 1er adjoint au maire chargé des finances (PS) qui rapportait sur la question, "il s’agit d’un montant très modeste car il nous faudrait une année pour rembourser entièrement notre dette quand la moyenne des villes de notre strate - NDLR : entre 20 et 50 000 habitants - s’élève à 5,3 années."

Pour Dominique Talledec (Groupe républicain et socialiste, majorité), "ce budget respecte parfaitement les objectifs que nous nous fixons : soutenir le lien social, préserver la qualité des services publics et permettre l’aménagement durable du territoire."

Féréol de Valicourt (Alternative 2020, opposition), dont le groupe a voté contre le budget, a quant à lui souligné "l’absence de surprise derrière ces choix, qui font abstraction d’une donnée majeure : l’augmentation de la population et donc l’insuffisance d’équipements." Sur ce point, le maire, Bertrand Affilé, a tenu à rappeler que "notre budget répond tout à fait à l’accroissement de population, de l’ordre de 10 % depuis 2014, en rénovant beaucoup, et surtout, en créant des extensions, comme ça sera bientôt le cas aux écoles des Buzardières ou Françoise-Giroud."

Christine Noblet, au nom du groupe ESHA-Les Verts (majorité), a insisté "sur les efforts de rénovation entrepris depuis 6 ans" mais regrette "l’insuffisance des travaux d’isolation des bâtiments municipaux." Son groupe s’est abstenu, de même que les groupes Saint-Herblain à gauche toute (opposition) et Voir autrement Saint-Herblain (opposition).

À l’issue du vote, le budget a été adopté à la majorité des voix.

Télétravail des agents municipaux

C’est une disposition qui était à l’étude depuis un an. Durant cette période, 47 agents municipaux sur les quelques 300 agents potentiellement concernés par cette mesure ont pu tester et mettre à l’épreuve cette nouvelle organisation de travail. Celle-ci prévoit la possibilité de travailler depuis chez soi ou un espace de co-working, entre 1 à 2 journées par semaine. La délibération présentée aux élus propose de généraliser ce dispositif à l’ensemble des agents éligibles.

Pour le maire, Bertrand Affilé, qui présentait la délibération, "le télétravail a un intérêt personnel et collectif : il permet d’améliorer la qualité de vie au travail tout en réduisant l’émission de gaz à effet de serre et la congestion automobile." Et d’ajouter : "Cette disposition nous permettra d’appuyer notre plaidoyer auprès des entreprises du territoire qui ne l’auraient pas fait pour se convertir à cette organisation de travail."

Pour Jean-Benjamin Zang (PS), "le télétravail est une rupture positive majeure dans la tradition managériale de la fonction publique. C’est une démarche de bon sens et de bienveillance envers nos agents qui honore notre commune."

La délibération a été adoptée à l’unanimité.

Subvention écoles Diwan de Nantes et Saint-Herblain

Cette délibération prévoit le versement d’une subvention de 1750 euros et 5000 euros aux écoles Diwan de Nantes et Saint-Herblain, où sont respectivement scolarisés 7 et 20 élèves herblinois. La subvention accordée à l’école Diwan de Nantes concerne les élèves déjà inscrits, à l’exception de tout nouvel élève scolarisé en grande section l’an dernier.

Pour Liliane Ngendahayo (PS, majorité), "ces subventions sont dans la continuité du soutien affiché depuis de nombreuses années par Saint-Herblain à la langue bretonne. En témoigne par exemple, l’appui financier décisif de la commune à l’ouverture du Centre culturel breton."

Éric Bainvel (Saint-Herblain à gauche toute, opposition) a quant à lui critiqué "le manque de volonté politique sur ce dossier de la part de la mairie, pour une langue qui fait partie du patrimoine immatérielle de l’humanité." Ce à quoi, le maire, Bertrand Affilé, a tenu à répondre que « la langue bretonne a toute sa place à Saint-Herblain. Nous nous battons aux côtés de l’école Diwan de Saint-Herblain pour qu’elle puisse bénéficier du contrat d’association avec l’État. »

Ce soutien financier aux élèves des écoles Diwan a été adopté à l’unanimité.

Police métropolitaine des transports

Dernière délibération d’ampleur de ce conseil municipal : la mise en place d’une police métropolitaine des transports. Sa création a été votée à la quasi-unanimité des élus du Conseil métropolitain du 12 décembre 2019 ; cette police, composée de 32 agents, assurera un travail de sécurisation et de lutte contre les incivilités et la délinquance dans et aux abords des transports en commun (arrêts de chronobus, de busway et de tram, pôles d’échange multimodal…).

Jean-François Tallio, au nom du groupe ESHA-Les Verts, a regretté la "précipitation sur ce sujet et le manque de coordination avec la police nationale. En conséquence, notre groupe s’abstiendra."

Pour Mathieu Annereau (Groupe Voir Saint-Herblain autrement), "ce dispositif intéressant a le mérite d’être lancé. Mais il demeure néanmoins insuffisant dans son dimensionnement."

Le maire, Bertrand Affilé, chargé de rapporter sur la question, a rappelé que "c’est encore aux Villes de compenser les manques de l’État en matière de sécurité : l’agglomération nantaise est en effet dramatiquement sous-dotée en effectifs de police nationale. » Et d’indiquer que "cette police des transports est un premier niveau de réponse, bien sûr ajustable, à l’augmentation de la délinquance."

La délibération a été adoptée à la majorité, le groupe ESHA-Les Verts s’étant abstenu.

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