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L’effervescence de la rentrée des classes

Publié le 01.09.2020

Agitation des jours de rentrée dans les écoles. Ce mardi 1er septembre, plus de 4 500 élèves de la maternelle au CM2 ont retrouvé leurs écoles, leurs camarades et leurs professeurs.

Le sourire est caché derrière les masques mais il est bien là sur tous les visages. Au groupe scolaire Nelson-Mandela, il est 8h30. Les petits groupes d’enfants commencent à se former, cartables colorés sur le dos. Les parents ne sont pas loin, à discuter ou en train d’observer leur progéniture. Ernesto, lui, est serré contre sa maman. Il est content de retourner à l’école, d’entrer en grande section mais la séparation n’est pas facile ce matin. Kaïs, 10 ans arrive de la commune du Gâvre. Pour son entrée en CM1, il est content de découvrir sa nouvelle école. "Ça nous change beaucoup de la campagne" nous confie sa maman. Pour Estelle et Kenza, respectivement maman de Melvina, 10 ans, Sheryne 7 ans et Nahil 9 ans,  "les enfants sont déjà dans le bain avec l’école apprenante qu’ils ont suivi ces dernières semaines. Ils connaissent bien les gestes barrières. Mais pour la famille, les masques représentent quand même un budget".

Les habitudes de travail vont revenir peu à peu

Au fil de la matinée, les 351 élèves du groupe scolaire font leur rentrée sous le regard bienveillant de la directrice Claire Godard, postée au portail. "Nous retrouvons quelques familles que nous avions perdues de vue avec le confinement. Notre rôle aujourd’hui est de rassurer les enfants et leurs parents. Et puis progressivement les habitudes de travail vont se réinstaller", ajoute la directrice. Premier geste avant de rentrer en classe : se laver les mains. Les plus petits s’attardent encore un peu dans la cours de récréation tandis que les plus grands sont déjà en classe. Le Maire, Bertrand Affilé, accompagné de Marie-Pierre Laraufie, inspectrice de l’éducation nationale, s’adresse aux élèves de CM1-CM2 : "Je vous souhaite à toutes et tous une très bonne rentrée. Travaillez bien malgré la situation sanitaire et le port du masque pour votre enseignante".

Du côté des tout-petits élèves, le dispositif Passerelle n’ayant pu avoir lieu cette année, "les parents sont autorisés à passer la première journée d’école avec leur enfant pour adoucir les effets de la séparation" explique Marie-Pierre Laraufie.

Afflux de nouveaux élèves

Cette année, 800 nouvelles inscriptions ont été enregistrées à la Direction de l’Éducation. Six nouvelles ouvertures de classe ont pu avoir lieu, ce qui porte le nombre total de classes à 206. Sur ces 6 ouvertures, 3 sont en lien avec le dispositif Grandes sections à 24 élèves à Nelson-Mandela, Joli-Mai et Rabotière. Une quatrième classe a ouvert à la maternelle Soleil-Levant. Il s’agit de l’unité d’enseignement externalisée qui accueille des enfants porteurs d’un handicap et orientés par la MDPH 44 (Maison départementale des personnes handicapées).

Des entrées et des sorties à heures fixes

Appliquant un protocole de vigilance sanitaire, l’entrée des enfants s’organise à heures fixes : 7h30 ou 8h le matin ; à 16h, 17h, 17h30, 18h, 18h30 le soir. C’est le même dispositif d’entrées et de sorties à heures fixes qui s’applique pour l’accueil de loisirs du mercredi après-midi. Quant à l’accompagnement aux leçons, il est suspendu.

Du côté de la restauration scolaire, les self-services sont à l’arrêt. Les enfants sont servis à table et déjeunent avec un menu unique. Cette organisation sera réexaminée courant septembre en lien avec la cuisine centrale.

Innovation éducative : le bilinguisme

Jugée innovante en matière éducative, la Ville a été choisie par l’Éducation nationale pour développer une filière bilingue "anglais". Elle devient ainsi la seule commune du Département à offrir un tel dispositif qui s’ajoute à la filière bretonne implantée aux Grands Bois. Accessible dès le CP, la filière "anglais" s’adresse aux élèves du périmètre des écoles Françoise-Giroud et Crémetterie. Pour la filière "breton", tous les enfants peuvent s’inscrire, quelle que soit leur domiciliation. Dans les deux cas, la moitié des enseignements se déroule dans la langue anglaise ou bretonne. Une façon pour les élèves de devenir véritablement bilingues.

La scolarisation des enfants Roms

Durant le confinement, un travail rapproché a été conduit entre la Ville, l’Éducation nationale et les associations en charge de l’accompagnement des bidonvilles (ASBL, UFUT, Les forges, les CEMEA, ainsi que les bénévoles de Sol’rom). Ce travail devrait trouver son prolongement avec la mise en place, par les services de l’État, de médiateurs scolaires. Dans l’attente, ce sont 52 enfants qui sont d’ores et déjà inscrits pour la prochaine rentrée. Un travail important devra s’engager pour encourager l’assiduité.

Les travaux dans les écoles primaires

Plusieurs groupes scolaires ont connu des travaux cet été. Découvrez les coulisses en vidéo.

À Condorcet, le restaurant a été agrandi de 133 m2 pour apporter un meilleur confort aux élèves et au personnel de restauration. La cuisine a été entièrement reconfigurée avec un nouveau self-service pour répondre aux exigences des services vétérinaires. Des sanitaires supplémentaires ont été aménagés dans le hall pour les élèves.

Au groupe scolaire Jacqueline-Auriol, les travaux de rénovation entamés en avril 2019 se sont poursuivis. Ils visent à améliorer le confort d’usage et à accroître les performances énergétique et phonique des bâtiments. En élémentaire, toutes les classes sont désormais accueillies dans le bâtiment 1 et dans les modulaires. Les travaux se poursuivent dans le bâtiment qui a été libéré ainsi qu’en maternelle. Fin septembre, les cours de la Maison des Arts pourront se dérouler dans la nouvelle salle d’arts plastiques.

Différents petits travaux ont eu lieu : par exemple, des rampes à hauteur d’enfant ont été installées au Joli-Mai pour faciliter l’accès à l’unité d’enseignement externalisée, 10 tableaux ont été posés à la demande des enseignants. La nouvelle classe accueillant l’unité d’enseignement externalisée a été repeinte à la maternelle Soleil Levant. Des brise-soleils ont été aménagés à Françoise-Giroud pour atténuer la luminosité des classes de maternelle.

 

 

 

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