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Les jeunes engagés pour leur avenir

Publié le 09.02.2021

Ils ont entre 20 et 30 ans et préparent leur avenir. Certains entrent sur le marché du travail par un contrat d’insertion, d’autres s’engagent dans la création d’entreprise voire dans une formation. Ils témoignent sur leurs parcours.

Nyce Bongo : "Le développement personnel pour aider et accompagner"

Nyce arrive souriante sur la scène du pitch final : "Aujourd’hui, j’ai la banane parce que je vais partager avec vous mon projet d’activité autour du développement personnel". Installée dans le quartier de Bellevue depuis juin dernier, Nyce, 27 ans, fait partie de la promotion du Lab proposée par la Fondation des Apprentis d’Auteuil et  l’Ouvre boîtes 44. Après un DUT en gestion et ressources humaines et un bachelor en communication et marketing, la jeune femme veut passer sa certification de coach et ouvrir son cabinet. "Je savais que je voulais être indépendante. L’équipe du Lab m’a permis d’affiner mon offre, de tester mes ateliers (gestion du stress, cohésion d’équipe…) et de défendre mon projet". Si tout se déroule comme elle souhaite, la jeune femme pourrait démarrer son activité en 2021.

Manon Cachia-Lassalle : "Ouvrir un mini-café minimaliste"

C’est un projet qui est à son image : un look sans chichi, des vêtements aux couleurs neutres, peu de maquillage mais un grand sourire. L’été dernier, Manon 25 ans et titulaire d’un BTS Tourisme, décide de quitter la région parisienne direction Nantes-Saint-Herblain. La jeune femme a un projet en tête : créer son entreprise autour du mode de vie minimaliste. "C’est vivre dans un cadre épuré comme au Japon et dans les pays scandinaves. En ne s’encombrant pas d’objets superflus, on se sent plus apaisé et ouvert au monde. D’où  mon projet d’ouvrir un mini-café minimaliste sur l’île de Nantes".
À l’automne dernier, la jeune femme a intégré le Lab de la Fondation des Apprentis d’Auteuil. Sur 50 candidats, elle fait partie des 11 jeunes retenus. Pendant 3 mois, elle suit des cours non-stop de comptabilité, finances, études de marché, stratégie de communication et peaufine son projet. Son but : trouver un local pour développer son activité. Ouverture prévue : fin 2021.

Le Lab recrute sa septième promotion

Le LAB recrute sa promotion 7! Pour des jeunes entre 18 et 30 ans avec un projet d'activité, d'association. Le LAB propose un accompagnement en trois phases sur 24 mois : 3 mois de formation en collectif et en individuel, 6 mois de test avec 1 mentor et des ateliers collectifs et 15 mois pour développer son projet Recueil des candidatures jusqu’au 10/03/2021. Début : le 22/03/2021. À noter que la promotion suivante démarrera en novembre 2021.

Chloé Plessis : "J’aime le contact avec les enfants"

Vêtue d’un pull-over couleur écrue, la jeune femme a l’allure discrète d’une étudiante. Comme tous les jours, elle aide les enfants de l’école maternelle de la Bernardière à prendre leur repas. En novembre 2020 orientée par la Mission locale, Chloé Plessis, 22 ans, a signé un contrat à durée déterminée d’insertion avec l’entreprise intermédiaire CAAP Ouest. "J’aime beaucoup travailler avec les enfants car ils sont reconnaissants de l’attention que vous leur donnez" confie la jeune femme. Après un BEP carrières sanitaires et sociales obtenu en 2015, cette maman d’un petit garçon de 3 ans enchaîne ensuite les petits boulots dans la restauration rapide. "Les horaires étaient incompatibles avec ma vie de famille, j’ai été obligée d’arrêter". Actuellement, cette entreprise intermédiaire complète son emploi du temps par 4 heures de ménage quotidien. Se définissant comme ambitieuse, la jeune fille envisage son avenir : passer son BAFA financé par CAAP Ouest, et travailler comme animatrice périscolaire dans les écoles et dans des colonies de vacances.

Quentin Fouchard : "Mon grand-père et la Mission jeunesse m’ont aidé à trouver ma voie"

Quentin est aujourd’hui épanoui et confiant. Il a trouvé le domaine professionnel où il se sent utile : auxiliaire de vie autrement dit aide à domicile à l'ADAR 44. Le chemin a été long pour ce jeune homme de 28 ans qui a vécu toute sa jeunesse dans le quartier de Preux.  À 17 ans, il s’engage dans un CAP de maçonnerie qu’il abandonne en chemin. S’ensuivent plusieurs années de petits boulots alimentaires. Il y a 2 ans environ il prend conscience que sa vie ne peut pas continuer comme ça. Il reprend les choses en main et se rend à la Mission jeunesse qui l’oriente également vers une assistante sociale. "On a tout revu depuis le départ : les papiers d’identité, l’accès aux droits, la formation. J’ai pu rentrer dans un logement-tremplin pendant plusieurs mois. Peu à peu, j’ai retrouvé confiance en moi" raconte Quentin.
Alors qu’il s’occupe de son grand-père, ce dernier lui lance : "et si tu faisais ce que tu es train de faire pour moi, aide à domicile ?". Et là, c’est le déclic. Quentin volontaire et l’envie de bien faire chevillée au corps, saisit cette idée au vol, se rapproche de la Mission jeunesse pour rédiger CV et sa lettre de motivation. Après quelques mois de CDD dans une association d’aide à domicile, le voilà en CDI. "J’ai un emploi qui a du sens pour moi, où je me sens utile aux autres, à l’écoute" confie Quentin qui salue le travail d’accompagnement de la Mission jeunesse et de son assistante sociale. D’ici quelque temps il devrait bénéficier d’un logement HLM.

Mohammed Asmar : "faire partager la cuisine orientale"

Il a l'allure d'un jeune homme solide et le regard confiant. Mohammed Asmar, jeune Palestinien de 31 ans, parle un français impeccable. Après avoir étudié un an à Bruxelles lors d’un séjour Érasmus et passé plusieurs années entre la France et la Palestine dans le cadre d'échanges associatifs, le jeune homme s’est installé en France il y a 4 ans. Actuellement, il s’investit dans son projet de création d’entreprise. Foodtruck ou restaurant de spécialités palestiniennes, le projet n’est pas totalement finalisé. Accompagné par l’Ouvre-Boîtes 44, il se forme en gestion, comptabilité et marketing tout en poursuivant la préparation de plats à emporter. "J’utilise la cuisine partagée Pepigo installée place de Preux. C’est formidable, le matériel est mis à disposition, et en plus, je côtoie d’autres restaurateurs" dit-il le tablier sur lui et en train de préparer un houmous.

L'AFPA aux côtés des jeunes

En tant qu'Agence pour la formation professionnelle pour adultes, l’AFPA s’est dotée de 4 dispositifs pour accompagner un large public vers l’emploi.

"Déclic pour l’action" est un dispositif national mis en œuvre en direction des jeunes de 16 à 25 ans. Il comprend 8 ateliers pour publics francophones et non-francophones autour d’un sujet  : découvrir et essayer son métier de demain, construire son projet professionnel, gagner en confiance, s’approprier les outils numériques, passer son code de la route. Autant de coups de pouce bienvenus.
Prépa compétences est une prestation prescrite par Pôle emploi dans le cadre du conseil en évolution professionnelle et réalisée dans un centre Afpa. Prépa compétences s’adresse aux demandeurs d’emploi jeunes ou adultes, inscrits à Pôle Emploi avec un projet professionnel et ayant besoin de renforcer ses compétences et de se réassurer avant s’entrer en formation.
La validation des acquis de l’expérience s’adresse à toutes et à tous. Grâce à son expérience professionnelle, associative ou bénévole, tout un chacun  développe des compétences. La validation des acquis de l’expérience peut déboucher sur un diplôme, un titre professionnel ou un certificat de qualification professionnelle.
Promo 16-18 : Un programme du plan "1 jeune, 1 solution" : ce dispositif d’accompagnement est dédié aux jeunes de 16 à 18 ans en situation de décrochage scolaire. Ils sont ni en formation, ni à l’école, ni en apprentissage, ni en emploi. Des temps collectifs et individuels répartis en 5 temps étalés sur 13 semaines leur sont proposés par une équipe pluridisciplinaire. Le but est que chaque jeune acquière des compétences et des repères pour mieux appréhender son avenir. L’idée est qu’ils poursuivent en formation, vers un emploi, un service civique, vers l’apprentissage, vers les dispositifs d’accompagnement. L’orientation peut se faire par les missions locales, par les plateformes de l’Éducation nationale et aussi par des partenaires locaux qui sont en avec les jeunes. Pendant cette période, ils vont par le biais de différentes activités (culturelles et créatives, pratiques physiques et sportives, chantier solidaire, découverte des métiers et des formations) reprendre confiance en eux et penser à leur avenir.