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Un pôle sport et cancer à l’ICO René-Gauducheau

Publié le 18.10.2017

L’Institut de cancérologie de l’Ouest vient d’ouvrir un centre sportif intégré où les patients peuvent pratiquer des activités encadrées dès le début de leur traitement.

Pour le Dr Florence Boiffard, oncologue,  " l’activité physique adaptée et personnalisée est un traitement à part entière qui a des effets bénéfiques sur la rémission avec la moitié moins de risques de récidive. Elle permet aussi de lutter contre les effets secondaires des traitements comme la fatigue, les troubles du sommeil, la douleur, la perte de souplesse, elle favorise une meilleure qualité de vie, l’estime de soi et permet de garder des liens de socialisation". 
L’ouverture de ce pôle sport et cancer est le 13e en France. Il est le fruit d’un partenariat réussi entre l’association Cami sport et cancer, le groupe de protection mutualiste Malakoff Médéric et l’Institut de cancérologie de l'Ouest René Gauducheau.  L’objectif est de suivre et d’accompagner entre 100 et 150 patients par an.
Viviane Joalland, directrice générale adjointe, souligne que ce pôle sport et cancer "reflète la stratégie de l’établissement tournée vers l’innovation, la qualité de vie des patients et l’accompagnement vers le retour à l’emploi". L’établissement accueille 40 000 patients chaque année sur les deux sites d’Angers et de Saint-Herblain.
Concrètement, les séances sportives sont encadrées par deux praticiens en thérapie sportive et une kinésithérapeute tous diplômés du diplôme universitaire sport et cancer. Le patient, orienté par les équipes médicales vers le dispositif, bénéficie d’un bilan initial et passe des tests suite auxquels des objectifs sont posés. Le patient participe à deux séances collectives hebdomadaires pendant six mois (voire un an) au cours desquelles il peut pratiquer soit de la marche nordique, soit de la gymnastique posturale basée sur des exercices de souplesse.
"J’ai découvert l’activité physique adaptée après une double mastectomie et la pose d’un double expandeur qui n’a pas bien fonctionné. Avec ces séances de gymnastique, j’ai pris le temps de comprendre mon corps.  J’ai alors senti que je remontais la pente. Les opérations suivantes se sont mieux passées", témoigne Anne-Cécile, 35 ans, suivie à l’ICO René-Gauducheau pour un cancer du sein agressif.

Les risques de récidive réduits
Bon à savoir :
• En 2011, la Haute autorité de santé a reconnu l’activité physique comme une thérapeutique non médicamenteuse.
• Des études ont démontré que la pratique d’une activité physique soutenue et régulière est un excellent facteur de prévention de l’apparition des cancers du colon, du sein, de l’endomètre et du poumon (INCa, 2017).
• Avec 355 000 nouveaux cas par an en France, le cancer reste la première cause de mortalité en France.

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