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Vente en vrac, produits fermiers : d’autres façons de consommer existent

Publié le 30.06.2020

Réduire sa production de déchets, acheter des produits alimentaires sains produits localement, autant de raisons qui poussent les consommateurs à changer leurs façons d’acheter.

Ce matin, Rachel, habitante du Bourg et mère de famille arrive au "Cellier d’Hélène" avec son caddie chargé de bocaux vides. "Cela fait déjà quelques années que je me suis orientée vers les produits en vrac. Notre démarche correspond à un désir de diminuer nos déchets, d’acheter local et sain. Au sein de la famille, chacun va à son rythme" explique la jeune femme.

La vente de produits en vrac progresse chaque jour un peu. 53% des Français ont eu recours à ce type de vente au cours des 12 derniers mois. Pour accompagner cette tendance au plan local, l’association nantaise "J’aime tes bocaux" a créé un sticker à coller sur les vitrines des  commerçants de Loire-Atlantique. Une indication qui permet aux consommateurs de lever la timidité et d’entrer chez les commerçants avec leurs propres contenants. Un autre site a vu le jour pour aider les consommateurs : le site "CartoVrac" recense tous les commerçants qui proposent des produits en vrac.

À Saint-Herblain, plusieurs commerçants indépendants ont démarré leur activité vrac, dans des commerces physiques ou via des commandes en ligne.

Garantir des produits de qualité

Par exemple, l’Herblinois Nicolas Massé a créé son entreprise il y a un an et demi en misant à la fois sur son site internet "Vrac facile" et une présence sur 7 marchés locaux. "Mon but est d’apporter des solutions dans la vie des gens, transmettre des valeurs de proximité et de réduction des déchets". Pour mettre en place son projet, il s’est rapproché de l’association "Réseau vrac" et a notamment suivi une formation sur l’hygiène des produits. "Travailler sur les marchés me permet de garder le lien avec mes clients et de me faire connaître par d’autres" explique Nicolas.

Coup d’accélérateur

Au Cellier d’Hélène, la période du confinement a été un gros accélérateur de la vente en ligne. "C’était dans nos projets mais là nous avons mis les bouchées doubles pour organiser notre plateforme de vente en ligne et répondre aux attentes des clients" explique Hélène Mérand-Citté. Aujourd’hui, les deux façons d’acheter coexistent l’une à côté de l’autre. "De toute façon, nous faisons tout pour maintenir la relation avec le client puisque le paiement et le retrait des achats se font à la boutique". Du côté des clients, ce type de plateforme marchande est jugée très utile dans la vie quotidienne. "Désormais, nous achetons la plupart de nos produits frais via la plateforme d’achats du Cellier d’Hélène en complément de nos achats à la ferme de la Chasseloire. Nous mangeons beaucoup mieux qu’avant. L’intérêt, c’est aussi que nous ne sommes pas tentés par autre chose, d’une certaine façon, et nous réalisons des économie" raconte Catherine, Herblinoise.

Le drive, un accès facile

Conjuguer les outils numériques et l’accessibilité, c’est ce qu’ont réussi à faire Aurélie Moriceau et Charlotte Gambier, deux amies en reconversion professionnelle. En novembre 2019, elles ont créé  "La Fabrik à vrac", site de vente en ligne de produits bio et locaux. Si au départ il a fallu faire sa place, trouver les producteurs locaux, fidéliser la clientèle, le projet est maintenant bien lancé. "Le drive a été très demandé pendant le confinement. Les consommateurs commandent et paient sur notre site puis passent récupérer leur commande" explique Aurélie. "Nous n’avons pas de boutique juste un hall de présentation. Notre offre est complémentaire avec ce que font les collègues".

L’assurance de produits locaux

Avec 200 familles adhérentes, l’AMAP (association pour le maintien de l’agriculture paysanne) Tillay-Bourg est la deuxième de Loire-Atlantique, le département français où il y en a le plus grand nombre (140) et la seule sur le territoire herblinois. Créée en 2009, elle a connu une progression constante de ses adhérents. "Nous avons des personnes retraitées et aussi beaucoup de jeunes couples avec des bébés et des jeunes enfants. C’est pour eux qu’ils ont sauté le pas de s’inscrire à l’AMAP" explique Dominique Douaud, le président. Les consommateurs choisissent d’adhérer à une AMAP dans une volonté de consommer responsable, d’agir en citoyen, de consommer des produits biologiques, locaux et soutenir les petits producteurs.

Mode d’emploi de l'AMAP Tillay-bourg

Si l’adhésion à l’AMAP (5€) est annuelle, les contrats avec les producteurs sont établis pour six mois (d’octobre à mars et d’avril à septembre). Le contrat est signé entre le consommateur et le producteur pour chaque catégorie de produits. Peuvent ainsi être commandés des légumes, du pain, des produits laitiers, des œufs, des galettes et des crêpes, du poulet, des agrumes de Corse etc… Des commandes ponctuelles de viande, de pruneaux et de sel sont aussi proposées. Pour récupérer ses produits, deux sites de distribution sont organisés le jeudi soir : devant la salle Françoise-Giroud (5, chemin de la Solvardière) de 18h30 à 19h30 et devant la salle Camille-Desmoulins (11, rue du Tillay) de 19h à 20h. En raison de la crise sanitaire, la remise des commande s'organise uniquement sur le site de la salle Françoise-Giroud selon un protocole sanitaire précis.
Intéressés pour rejoindre l’AMAP Tillay-Bourg ? Pensez à vous pré-inscrire car le renouvellement des contrats aura lieu en octobre.
amap.tillay@gmail.com
amapbourg.stherblain@gmail.com