Imprimer Pdf

L'histoire de Saint-Herblain

La Bretagne historique, dont elle fait partie, la reconnaît comme Sant Ervlan. Saint-Herblain est longtemps restée rurale, succession de grands domaines et de hameaux, avant son urbanisation très rapide dans les années 1960-1970.

La commune doit son nom à un moine franc du VIIe siècle devenu saint local : Hermeland. Mais la présence de l’homme dans ce secteur est bien antérieure : des fouilles archéologiques réalisées sur le site du Zénith ont révélé la présence d’agriculteurs il y a 6 000 ans. Les vestiges d’une villa romaine et d’une nécropole mérovingienne ont été mis au jour à Preux.

Pendant des siècles, la vie à Saint-Herblain s’organise autour du bourg et d’un réseau de hameaux. La campagne est parsemée de fermes. La bourgeoisie et la noblesse nantaises y construisent quelques riches demeures : la Pâtissière, la Bernardière, l’Essongère, la Pâclais… Au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, de nombreux négociants irlandais y achètent des domaines.

Dans le sillage de la Révolution émergent les premières municipalités herblinoises. Pouvoir et propriété foncière, voire aristocratie, vont souvent de pair : entre 1882 et 1944, les Maillard de la Gournerie occupent le fauteuil de maire sans discontinuer ou presque. Dans l’immédiat après-guerre, Saint-Herblain est encore une petite commune rurale de 5 500 habitants, à l’écart de sa grande voisine nantaise.

C’est au cours des années 1960 et 1970 que la ville connaît un développement fulgurant. Le quartier Bellevue, partagé avec Nantes, puis le gigantesque immeuble du Sillon de Bretagne sortent de terre. Les lotissements se multiplient. En 1975, le cap des 40 000 habitants est atteint. D’importantes zones commerciales, industrielles et artisanales sont créées l’une après l’autre : centre industriel, ZILO, Atlantis... Elles font de Saint-Herblain l’une des locomotives du développement économique de l’agglomération.

A la fin des années 1980, Saint-Herblain apparaît comme une mosaïque de quartiers séparés les uns des autres par de vastes espaces agricoles et des axes routiers. Depuis, la politique de développement de la ville s’attache à relier et unifier ces quartiers. Elle s’illustre en particulier à travers la création du cours Hermeland, cœur vert de 150 hectares qui joue un rôle fédérateur. Le XXIe siècle est marqué par la poursuite du développement urbain – ZAC Ar Mor, quartiers de la Solvardière, la Pelousière, Bagatelle…  – à un rythme plus maîtrisé et dans le cadre plus large de la métropole.