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Nature

Loïc Leray, une vie au service des abeilles

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Ancien charpentier devenu apiculteur engagé, Loïc Leray préside le CETA 44, qui fête ses dix ans. Formation, entraide, lutte contre les pesticides : il défend une apiculture locale et collective.

Loïc Leray est un homme de fondations. Ancien charpentier, ce passionné préside aujourd’hui le Centre d’Étude Technique Apicole de Loire-Atlantique (CETA 44), qui célèbre ses dix ans. L’histoire débute avec un euro symbolique et une immense énergie collective. Entouré d’une équipe d’apiculteurs et apicultrices bénévoles polyvalents, il a bâti et équipé les locaux à la force du poignet.

Cette miellerie collective est devenue indispensable à l’écosystème local du miel. Elle permet aux amateurs comme aux professionnels de mutualiser un matériel coûteux. Le mercredi est un jour stratégique, consacré aux temps de formation, à la maintenance et aux soins des ruches. « On fonctionne un peu comme une reine avec sa colonie, c’est un vrai travail d’équipe », résume-t-il.

Une mobilisation pour défendre les abeilles

Mais Loïc Leray est aussi une voix qui porte. Membre du bureau de l’Union Nationale de l’Apiculture Française depuis 25 ans, il lutte contre les pesticides et le frelon asiatique. Pour contrer ce prédateur, l’investissement est lourd : 2 000 euros pour un drone de détection et 3 000 euros pour un kit spécialisé.

Une campagne de dons soutient cet effort vital. Car son avertissement est clair : sans l’abeille, il ne resterait que « du thé et des pommes de terre ».

Retrouvez Loïc Leray en vidéo :