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ICO : un siècle de lutte contre le cancer
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Décembre 1924, dans les couloirs de l'Hôtel-Dieu de Nantes, un nouveau service ouvre ses portes, sous l’impulsion de René Gauducheau, un éminent radiologiste, formé auprès de Marie Curie. Il mise sur une découverte qui bouleverse alors la médecine : le radium. Ce métal radioactif fait naître un immense espoir pour lutter contre des tumeurs jusque-là difficiles à traiter.
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Le service du Dr Gauducheau obtient son statut officiel de Centre de lutte contre le cancer en 1947. « Leurs missions reposent sur trois piliers qui n’ont pas changé : soigner, chercher et enseigner », rappelle le professeur Mario Campone, oncologue et directeur de l’Institut de cancérologie de l’Ouest (ICO) depuis 2016 au côté de Viviane Joalland, directrice générale adjointe.
En un siècle, les traitements ont connu des évolutions majeures : radiothérapie, chirurgie, chimiothérapie, immunothérapie (utilisation des défenses du patient pour combattre la maladie), etc.
À mesure que les connaissances progressent, le centre René-Gauducheau s’agrandit puis s’installe à Saint-Herblain, à proximité de l’hôpital Nord-Laënnec, en 1990. En 2011, il fusionne avec le centre Paul-Papin d’Angers pour donner naissance à l’ICO et « offrir une meilleure couverture régionale ».
L’ICO, qui a acquis un rayonnement international, ne cesse d’ouvrir de nouveaux chapitres. Les défis sont immenses. Le vieillissement de la population explique plus de la moitié des nouveaux cancers, tandis que les progrès thérapeutiques permettent aux patients de vivre plus longtemps avec la maladie.
Pour répondre à ces besoins, l’ICO poursuit sa transformation avec AmbICiOn, un nouveau bâtiment qui regroupe les unités d’hospitalisation, modernise les soins et l’accueil des patients, mais aussi le développement de la chimiothérapie à domicile… « La technologie progresse, mais il ne faut jamais perdre de vue la dimension humaine. Un patient, c’est un parcours de soins… et de vie à accompagner », insiste Mario Campone.
46 000 patients chaque année
Après la Seconde Guerre mondiale, une ordonnance du Général de Gaulle crée un cadre national pour les centres de lutte contre le cancer (CLCC). La France en compte aujourd’hui 18. L’ICO est le premier CLCC hors-Paris par le nombre de patients pris en charge au moins une fois dans l’année : 46 000. Répartis entre Angers et Saint-Herblain, ses deux sites emploient 1 600 professionnels.