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Sport

Laurine Polard, la mixité sociale au bout de la corde

Publié le

À Saint-Herblain, Laurine Polard a fait du Double Dutch bien plus qu’un sport : un outil d’émancipation et de mixité sociale pour les jeunes filles des quartiers populaires.

Herblinoise depuis une dizaine d’années, Laurine Polard a fait du sport un puissant levier d’émancipation. Il y a quinze ans, elle crée la section Double Dutch de l’antenne nantaise de
l’association sportive Fête le Mur, implantée aux Dervallières. L’éducatrice sportive est partie d’un constat alarmant : « 70 % des jeunes filles du quartier ne pratiquaient aucune activité physique ». Le Double Dutch, c’est ce sport acrobatique et gymnique où l’on évolue entre deux cordes tournant en sens inverse. Mais au-delà de la performance, Laurine y défend une mixité sociale capitale.

Le sport comme levier d’émancipation

Elle s’amuse de ce décalage parfois « lunaire » mais drôle, lorsque des filles de milieux aisés et modestes confrontent leurs récits de vacances. Le résultat est là : celles qui ne sortaient pas du quartier voyagent aujourd’hui à New York ou Madrid pour des démonstrations. Devenue formatrice nationale, Laurine prépare désormais ses équipes pour les championnats de France, le 16 mai à Nantes.