Dialogue citoyen
Place publique 2026-2027 : s’informer, échanger, débattre
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De la place des écrans à l’école au masculinisme, en passant par le retour de la chirurgie esthétique et le véganisme, la saison 2026-2027 de Place publique ouvre un espace d’information et d’échange autour des sujets qui traversent notre société. Un dialogue plus que nécessaire en ces temps de repli sur soi.
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En démocratie, le choix éclairé n’est possible que pour le citoyen et la citoyenne informées. Depuis plus de 20 ans, la Ville de Saint-Herblain propose avec Place publique un espace de démocratie participative où le public vient s’informer, poser des questions, interpeller les expertes et experts de tous horizons, personnes engagées, membres d’associations, universitaires, invités autour de la thématique du mois.
Depuis 2004, la Ville de Saint-Herblain porte cette conviction : dans un monde qui change vite, chacune et chacun a besoin de clés de lecture pour en comprendre les enjeux. Des débats contradictoires et apaisés, qui invitent à prendre de la hauteur, sont un formidable outil de formation citoyenne.
Les débats Place publique sont gratuits, ouverts à toutes et tous. Ils se déroulent à la Maison des Arts, un jeudi par mois, de 20h à 22h. Pour permettre aux personnes malentendantes de prendre pleinement part aux échanges, la Ville de Saint-Herblain propose une traduction des échanges en langue des signes française sur place et en direct (lire ci-dessous). Si vous ne pouvez pas vous déplacer, vous pourrez suivre les débats en direct sur la chaîne YouTube de la Ville de Saint-Herblain.
Tour d’horizon d’une saison riche de débats, pour penser ensemble les grands enjeux de notre époque.
Support pédagogique, outil de communication entre parents, professeurs et élèves, porte d’entrée des devoirs : le numérique est omniprésent à l’école, dans les collèges, les lycées. Quarante ans après le lancement du « Plan Informatique pour tous » en direction des élèves du primaire au supérieur, l’heure est au bilan.
Quels sont les effets du numérique sur les apprentissages, les capacités cognitives et l’autonomie des élèves ? Comment répond-il aux besoins des enfants en situation de handicap ou neurodivergents ?
Face aux risques avérés de la surexposition aux écrans, l’importance du numérique dans notre système éducatif peut paraître contradictoire : comment concilier les bénéfices de ce levier éducatif avec la protection des élèves ? Les préconisations du rapport « Enfants et écrans, à la recherche du temps perdu » de 2024 sont-elles appliquées et applicables ?
Parents, enseignants et pouvoirs publics : comment agir pour (re)mettre le numérique à sa place ?
Pour en débattre :
- Clémence Habbaba, enseignante, membre du collectif Éducation numérique raisonnée ;
- Pierre Leducq, Délégué régional académique au numérique éducatif (DRANE) des Pays de la Loire, Éducation nationale ;
- Cécile Mazon-Deneux, maîtresse de conférences en sciences cognitives à l’Université de Bordeaux.
Un débat animé par Antony Torzec, journaliste, organisé dans le cadre de la Nantes Digital Week.
À la télévision, sur les réseaux sociaux, dans les discours politiques, l’insécurité est partout. Mais ce climat anxiogène reflète-t-il la réalité ? Pourquoi les faits divers occupent-ils une place si importante dans l’espace médiatique ?
La peur est devenue un puissant levier d’audience. Elle est aussi un outil politique. À force de surexposer certains sujets, les médias déplacent-ils les frontières du débat public et contribuent-ils à banaliser les idées de l’extrême droite ? Et dans quel but ? Entre économie de l’attention, désinformation et stratégies d’influence, quels sont les mécanismes à l’œuvre ?
À l’approche des échéances électorales de 2027, quelles sont les conséquences de ces choix pour notre démocratie ? Et surtout, comment retrouver une information qui éclaire plutôt qu’elle n’inquiète ?
Pour en débattre :
- Un ou une membre de l’association Action-Critique-Médias (ACRIMED) ;
- Claire Blandin, historienne, professeure à l’université Paris Sorbonne Nord, Présidente de la société pour l’histoire des médias ;
- François Jost, sémiologue, professeur à la Sorbonne Nouvelle – Paris III, et fondateur du Centre d’études sur les images et les sons médiatiques.
Un débat animé par Alexandra Jore, journaliste.
Longtemps considéré comme un phénomène de marge, le masculinisme se propage désormais dans l’espace public notamment via les réseaux sociaux.
Porté par des influenceurs suivis par des millions d’abonnés, il s’invite sur les écrans, les foyers et les cours de récréation, touchant un public particulièrement sensible : les adolescents. Sur TikTok, un jeune homme se voit proposer des contenus masculinistes au bout de 26 minutes sans même en avoir fait la demande.
L’idéologie masculiniste valorise le modèle du « mâle dominant », nourrit la défiance voire la haine envers les femmes. Pourquoi ces discours séduisent-ils ? Algorithmes, quête de repères, sentiment de déclassement ou manque de modèles masculins positifs : quels sont les ressorts de cette attraction ? Et quelles conséquences sur la construction de l’identité des jeunes ? Comment lutter ?
Pour en débattre :
- Julien Chavanes, journaliste et auteur spécialiste des questions de masculinités et de masculinisme ;
- Marie-Cécile Naves, sociologue, directrice de l’Observatoire « Genre et géopolitique » à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) ;
- Monique Carrere, psychologue et intervenante à l’École des parents et des éducateurs de Loire-Atlantique.
Un débat animé par Mathilde Chevré, journaliste.
Où trouve-t-on du plastique ? Dans nos emballages, dans nos vêtements, et même dans nos corps.
Les scientifiques détectent désormais des microplastiques dans le cerveau humain. On en retrouve dans le sang, les poumons, le placenta et jusque chez le fœtus. Les effets à long terme restent mal connus, mais les alertes se multiplient.
Pendant ce temps, le mythe du recyclage s’effondre. Une grande partie du plastique dit « recyclé » est en réalité incinérée ou enfouie. Derrière nos déchets se cache un immense système économique, aux coûts sanitaires et environnementaux colossaux.
Peut-on encore imaginer une vie sans plastique ? Quelles alternatives existent ? Et si le véritable défi n’était pas de mieux recycler, mais de produire beaucoup moins ?
Pour en débattre :
- Lise Nicolas, ingénieure et co-fondatrice de la chaîne YouTube Mme & M. Recyclage ;
- Noémie Brouillard, chargée de projet à Zero Waste France ;
- David Boels, toxicologue clinicien au CHU de Nantes.
Un débat animé par Alexandra Jore, journaliste, en partenariat avec la Longère de la Bégraisière (lire ci-dessous).
Restaurants réservés aux adultes, wagons ou hôtels « no kids » : les espaces sans enfants seraient-ils en train de devenir un puissant argument marketing ? Au nom du calme et du confort des adultes, les plus jeunes seraient-ils devenus indésirables ? Ou cette tendance révèle-t-elle une société de plus en plus pensée par et pour les adultes ?
À l’heure où la natalité recule, le phénomène « no kids » dépasse la simple question des « enfants rois » jugés « trop bruyants » ou « mal élevés ». Il interroge la place que nous accordons aux plus jeunes. Il invite aussi à regarder une réalité plus nuancée : celle d’adultes, y compris de parents, qui peuvent ressentir le besoin de moments sans enfants.
Alors, les enfants sont-ils considérés comme des citoyens à part entière, avec des besoins et une parole à entendre, ou deviennent-ils une présence dont certains espaces cherchent à s’affranchir ?
Pour en débattre :
- Claire Bourdille, autrice et fondatrice du Collectif Enfantiste ;
- Clément Rivière, maître de conférences en sociologie à l’Université de Lille, spécialiste de la sociologie urbaine, de l’éducation et de la parentalité.
Un débat animé par Mathilde Chevré, journaliste.
Avec 10,7 milliards d’euros en 2026, le budget de la justice progresse. Mais la France reste loin des standards européens, avec 11,3 magistrats pour 100 000 habitants, contre 17,6 en moyenne. Les délais s’allongent et la justice paraît plus distante.
En parallèle, à rebours du discours dénonçant une justice « laxiste », la France connaît une inflation punitive, sans hausse réelle de la criminalité.
Les prisons débordent et les détenus sont majoritairement issus des milieux les plus précaires : 44 % n’ont aucun diplôme et plus de la moitié étaient sans emploi avant leur incarcération.
Alors que la justice de classe est une réalité documentée, comment garantir une véritable égalité devant la loi ? Faut-il construire plus de prisons ou investir dans les alternatives – justice restaurative, travail d’intérêt général, accès au droit ? Et si la vraie question était : à qui profite réellement la justice ?
Pour en débattre :
- Delphine Griveaud, chercheuse et autrice de « Réparer la justice. Enquête sur les pratiques restauratives en France» ;
- Natacha Aubeneau, magistrate et secrétaire nationale de l’Union syndicale des magistrats ;
- Ana Pich, journaliste et dessinatrice d’audience.
Un débat animé par Antony Torzec, journaliste.
Elle prend la pilule, pose un stérilet, supporte les effets secondaires, gère les rendez-vous médicaux et assume le coût. En France, la maîtrise de la fécondité reste largement une affaire de femmes.
Pourtant, les hommes ont eux aussi des options : préservatif, vasectomie, contraception thermique… Volonté politique, désintérêt de l’industrie pharmaceutique, poids des représentations culturelles… pourquoi sont-ils encore si peu nombreux à s’en saisir ?
Pourquoi, après des décennies de recherche, la pilule masculine n’est-elle toujours pas disponible ? Au-delà des méthodes choisies, la question du partage de la contraception vient réinterroger les équilibres, les habitudes et les rapports de pouvoir au sein du couple.
Pour en débattre :
- Un membre du collectif Les Gonades, association nantaise engagée pour l’appropriation des corps, la santé sexuelle et l’égalité contraceptive ;
- Laura de Almeida, doctorante en sociologie à l’Université de Picardie-Jules Verne, membre du laboratoire Contraception et genre ;
- Dr Cécilia Bouteille, chirurgienne urologue, clinique Jules-Verne à Nantes.
Un débat animé par Pascal Massiot, journaliste.
L’élevage représente près de 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Réduire la consommation de viande apparaît comme un levier majeur pour le climat.
Pourtant, derrière ce constat, les réalités sont plus complexes. Pour les éleveurs, la transition interroge un modèle économique, des savoir- faire et des territoires. Pour les consommateurs, elle pose la question du coût, de l’accès à une alimentation de qualité et des habitudes culturelles.
Le véganisme, souvent perçu comme un choix individuel ou militant, peut- il devenir une norme collective ? Est-il accessible à tous ou réservé à une partie de la population ? Quels impacts sur la santé, le pouvoir d’achat et l’équilibre des territoires ?
Entre urgence écologique, bien- être animal, réalités agricoles et justice sociale, comment repenser notre alimentation sans opposer les modèles ?
Pour en débattre :
- Armand Chateau, diététicien ;
- Victor Dupuech, auteur et animateur du podcast «Comme un poisson dans l’eau».
Un débat animé par Jean Chabod, journaliste, en partenariat avec la Longère de la Bégraisière (lire ci-dessous).
Désengagés, individualistes, accros aux écrans, moins enclins à l’effort… Le regard porté sur les jeunes générations est souvent sévère. Mais ces jugements reflètent-ils une réalité ou les inquiétudes d’une société en pleine transformation ?
Les études dessinent un tableau plus complexe : les jeunes ne rejettent pas le travail, mais ils interrogent davantage sa place et son sens. Ils expriment des attentes plus fortes en matière d’équilibre de vie, de reconnaissance et de cohérence entre les valeurs affichées et les pratiques réelles.
Cette évolution est-elle propre à la jeunesse ou révèle-t-elle une mutation plus générale ? Faisons-nous face à une génération moins motivée, ou à une société qui doit repenser ses modèles pour répondre à de nouvelles aspirations ?
Pour en débattre :
- Jelena Gervais, présidente d’Interasso Nantes, 1ère organisation représentative des étudiantes et étudiants de Loire-Atlantique et de Vendée ;
- Camille Peugny, professeur de sociologie à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, auteur de « Pour une politique de la jeunesse » ;
- Jean Pralong, psychologue et professeur de gestion des ressources humaines, directeur de l’Institut de l’emploi et des carrières de l’École de management de Normandie.
Un débat animé par Jean Chabod, journaliste.
Quelques années après le triomphe du body positivisme et la célébration de la diversité des corps, la minceur extrême s’impose à nouveau comme un idéal de beauté, portée par le détournement de l’Ozempic, médicament antidiabétique.
En 2019, pour la première fois, les 18-34 ans ont davantage eu recours à la chirurgie esthétique que leurs aînés.
Depuis, la tendance s’accélère et touche un public toujours plus jeune. Filtres beauté, influenceurs et téléréalité façonnent un idéal inaccessible qui conduit de nombreux jeunes vers le bistouri. Le rapport des jeunes à leur corps est-il en train de régresser ? Quels sont les impacts sur leur santé mentale et physique ?
Peut-on échapper aux diktats de la beauté, désormais amplifiés par les algorithmes ?
Pour en débattre :
- Elsa Mari, journaliste Le Parisien, autrice de « Génération bistouri : Enquête sur les ravages de la chirurgie esthétique chez les jeunes » ;
- Jean-Baptiste Andreoletti, chirurgien plasticien hospitalier, chef de service Chirurgie plastique reconstructrice de l’hôpital de Belfort ;
- Dimitra Laurence Larochelle, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication.
Un débat animé par Pascal Massiot, journaliste.
Cette année Place publique fait le plein de partenariats au sein des services de la Ville de Saint-Herblain, pour vous permettre d’aller plus loin dans la réflexion et de mettre en pratique les solutions face aux grands défis de notre temps.
Chaque mois, à la bibliothèque Bellevue
Envie de creuser un sujet ou de prolonger le débat ? Les bibliothécaires de la bibliothèque Bellevue sélectionnent et mettent à votre disposition une vingtaine de livres, albums ou encore DVD en lien avec le sujet du mois.
La table documentaire est visible et les documents empruntables du mardi précédant le débat au jeudi qui le suit.
La sélection est également accessible en ligne sur le site la-bibliotheque.com
Deux temps forts, à la Longère de la Bégraisière
Pour agir contre le plastique dans notre quotidien la Longère propose des ateliers et un espace « Zéro déchets » dans le cadre de la Semaine européenne de réduction des déchets.
- Du 18 octobre au 16 décembre – Espace ressource « la maison zéro déchet », avec Les ateliers zéro déchets. Envie de réduire vos déchets et limiter le plastique dans votre logement ? Visitez le « coin maison » et découvrez toutes les astuces : éponge tawashi, sacs à vrac, bee wrap, brosse à dent, lingette, dentifrice solide, savon noir…
- Mercredi 25 novembre 16h-17h – Lutter contre la pollution plastique des océans. Témoignage de Gauthier Séveno, qui a embarqué sur différents navires d’expéditions d’ONG de protection des océans. (Expédition 7e Continent et Plastic Odyssey). Sur inscription à partir du 7 septembre.
- Jeudi 26 novembre 18h30-20h – Zéro plastique sur ma peau, avec Les effets papillons.
Atelier la fabrication de deux produits bons pour la santé et la planète : une crème visage et un shampoing solide. Public adulte. Sur inscription à partir du 7 septembre. - Samedi 28 novembre 10h-11h et 11h15-12h15 – Noël sans plastique ! avec Les effets papillons. Un atelier fabrication de guirlandes naturelles, de décoration de table, d’initiation au furoshiki. À partir de 5 ans. Sur inscription à partir du 7 septembre
Quelles solutions pour manger moins de produits animaux ? Quelles alternatives à la viande ? Avec la Longère, mettez la main à la pâte et changez vos habitudes à travers des ateliers cuisine, et un grand banquet végétarien. Plus d’infos dans le programme de la Longère à paraître début 2027
Place publique, 20h-22h, un jeudi par mois de septembre à juin.
Maison des Arts, 26 rue de Saint-Nazaire.
Renseignements : 02 28 25 20 28 et communication@saint-herblain.fr
Traduction en langue des signes
Pour bénéficier de la traduction des échanges en langue des signes française sur place et en direct, contacter le service communication au plus tard 10 jours avant la date du débat :
- par mail à l’adresse : communication@saint-herblain.fr
- par téléphone au 02 28 25 20 28.
Accès transports en commun
- À 250 m, 3 minutes à pied : bus lignes 23, 59, 91, 81 arrêt Maison des Arts.
- À 550 m, 7 minutes à pied : tramway ligne 1, arrêt Romanet.
- À 650 m, 8 minutes à pied : tramway ligne 1, chronobus C20, bus lignes 131, 23, 40, 59, 81, 91, arrêt Mendès-France-Bellevue.
Accès vélo
- Depuis la place de l’Abbé-Chérel (place de l’Église) : 3,8 km, 15 minutes.
- Depuis le rond-point Abel-Durand (ex rond-point des Châtaigniers) : 1,8 km, 6 min.
- Depuis la place Zola à Nantes : 2,5 km, 8 minutes.
- Depuis le musée Jules-Verne à Nantes : 3,8 km, 13 minutes.
De nombreux stationnements vélos sont disponibles devant la Maison des Arts.