Tranquillité publique, sécurité
Risques industriels, inondations : s’informer pour mieux se protéger
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Explosion, inondation, tempête… Les risques majeurs existent aussi à Saint-Herblain. Pour mieux s’y préparer, la Ville informe les habitants à travers le DICRIM, un document essentiel pour adopter les bons réflexes.
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Le 7 octobre 1991, une explosion sur un dépôt d’hydrocarbures à Saint-Herblain marque les esprits. Provoquée par une fuite de canalisation, elle cause 1 mort et 5 blessés, et entraîne l’évacuation de près de 38 000 habitants. Un événement qui rappelle que les risques industriels, bien que rares, peuvent avoir des conséquences majeures.
Aujourd’hui, la métropole nantaise compte plusieurs sites industriels à risque, dont des établissements classés Seveso, soumis à une réglementation stricte. À ces risques technologiques s’ajoutent des aléas naturels (inondations, tempêtes), sanitaires ou encore liés au transport de matières dangereuses.
À Saint-Herblain, ces différents risques sont identifiés et suivis pour mieux les prévenir et en limiter les impacts.
Sur le territoire communal, certaines entreprises manipulent ou stockent des produits potentiellement dangereux. C’est le cas de Brenntag, spécialisée dans la distribution de produits chimiques. Le site peut générer, dans des cas extrêmes, un risque de formation de nuage toxique en cas de mélange de substances incompatibles, pouvant s’étendre jusqu’à plusieurs kilomètres.
Pour prévenir ce type de situation, l’entreprise dispose d’un plan d’opération interne (POI). Élaboré à partir d’une étude de dangers, ce dispositif définit précisément les mesures à mettre en œuvre en cas d’accident, les moyens mobilisés et l’organisation des secours, en lien avec les services d’urgence externes. Ces dispositifs s’inscrivent dans un cadre réglementaire strict, visant à protéger à la fois les salariés, les populations riveraines et l’environnement.
Pour accompagner les habitants, la Ville met à disposition le DICRIM (Document d’information communal sur les risques majeurs). Ce document recense les risques présents sur le territoire et explique, de manière concrète, les comportements à adopter en cas de crise. Un document disponible en mairie et à la Préfecture de Loire-Atlantique.
Le DICRIM précise également le rôle des différents acteurs en situation d’urgence : la Ville, les services de secours, la préfecture ou encore les citoyens eux-mêmes, chacun ayant un rôle à jouer. L’objectif est clair : permettre à toutes et tous d’anticiper et de réagir efficacement. Il détaille aussi les dispositifs d’alerte, comme le système FR-Alert, les sirènes ou les messages diffusés par les médias et les réseaux officiels.
En situation d’urgence, certains gestes simples peuvent faire la différence. Le DICRIM recommande notamment de se mettre à l’abri, de s’informer via les canaux officiels et d’éviter de saturer les lignes téléphoniques.
En cas d’accident industriel, comme un rejet de substances toxiques, le premier réflexe consiste à se confiner : s’enfermer dans un bâtiment, fermer portes et fenêtres, et couper les systèmes de ventilation.
Selon les situations, il peut également être demandé de ne pas aller chercher ses enfants à l’école ou de préparer un kit d’urgence comprenant documents essentiels, eau, lampe et médicaments.
Au-delà des consignes, la prévention repose sur la connaissance des risques. Être informé, c’est déjà se protéger.