Culture
Marie-Louise Bréhant : Pionnière de la photographie
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Fondatrice de la MJC La Bouvardière en 1961 et passionnée de photographie, Marie-Louise Bréhant a marqué durablement la vie culturelle herblinoise.
« Son esprit est toujours avec nous », affirment Nicole Albouy, Jean-Claude Couffin et les autres membres du Goupe de recherche photographique (GRP), collectif fondé par Marie-Louise Bréhant et qui perpétue son travail. Réunis à la MJC de la Bouvardière – un lieu symbolique donc – ils y présentent, comme chaque année, une exposition photo. Un hommage vibrant à celle qui a fait entrer la photographie dans le quotidien de nombreux habitants.
Née en 1920 à Nantes, Marie-Louise découvre très jeune la photographie. « Je fais de la photo depuis l’âge de 14 ans et très sérieusement depuis 1962 ! », disait-elle. En effet, les choses sérieuses commencent alors qu’elle a déjà 48 ans et de grands enfants. C’est à ce moment-là qu’elle décide de « se lancer à corps perdu » dans la photographie. Faune, flore, scènes de vie… À Saint-Herblain, elle a longuement sillonné le parc de la Chézine, traquant gestes, lumières et détails invisibles. « Il lui arrivait de réaliser plus de soixante-dix clichés en une seule journée, se souvient Jean-Paul Le Dahéron, membres du GRP. Elle partageait sa passion avec générosité et une certaine rigueur ! »
L’artiste poussait chacun à progresser, expérimentant tout : platine-palladium, mordançage, chimigrammes… et plus tard les technologies numériques. « C’est elle qui apprenait aux plus jeunes à utiliser les logiciels de retouches photo », raconte Jean-Claude Couffin, encore admiratif de l’insatiable curiosité de Marie-Louise Bréhant.
« Marie-Louise était inspirante, franche, force de proposition », ajoute Catherine Le Roy, photographe amateure au sein du GRP. Son travail et les structures qu’elle a créées, restent des repères dans la vie culturelle de Saint-Herblain. Ses anciens compagnons de route poursuivent ses projets, fidèles à son exigence et son esprit de partage.