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Culture

L’histoire de la Bernardière : une mémoire restée intacte

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Si le manoir de la Bernardière n’existe plus depuis 1982, son souvenir demeure vivace dans la mémoire de ses derniers habitants et habitantes, de leurs enfants et petits-enfants et des riverains.

Pour découvrir le manoir qui fut la résidence secondaire de riches familles de négociants nantais, il ne reste plus que quelques photos noir et blanc et les tableaux des quatre frères Bouchaud. Cette belle demeure en pierre de taille, probablement construite au 17e siècle, a été démolie en 1982 pour laisser place au village de la Bernardière.

Sur une photo vue du ciel prise dans les années 1970, on l’aperçoit au fond de l’allée de platanes qui existe toujours. Jusqu’en 1982, le manoir s’insérait au cœur d’une vaste propriété agricole aménagée selon les plans dessinés entre 1750 et 1780 par l’architecte nantais Jean-Baptiste Ceineray. Les seuls témoins de ce passé rural sont les dépendances et une métairie devenues une maison privée pour l’un et le siège d’une entreprise pour l’autre ainsi que deux piliers du portail d’entrée.

Un domaine agricole

Ayant appartenu successivement à plusieurs familles de négociants nantais (Bernard, – patronyme probablement à l’origine du nom du domaine – Lory, Leboeuf, Bouchaud), ce domaine a été le lieu de vie et de travail de plusieurs générations de métayers qui y cultivaient les terres et ce jusque dans les années 1980. Les propriétaires y séjournaient en villégiature et pouvaient s’appuyer sur des domestiques. Ces derniers bénéficiant du gîte et du couvert comme unique moyen de subsistance.

Le domaine de la Bernardière a été dessiné et peint par plusieurs artistes familiers des lieux. Ces œuvres ne sont pas exposées et sont restées dans des collections familiales. © Fonds privé Bouchaud

Des générations de peintres

Ce lieu perdu de la campagne herblinoise possède la caractéristique d’avoir été fréquenté par plusieurs artistes. Y ont vécu ou séjourné Aurélie Lebœuf, dessinatrice, pianiste élève de Frédéric Chopin, Léon Bouchaud (1817-1868) peintre et ami de Camille Corot, et les quatre frères Bouchaud tous artistes-peintres : Jean Bouchaud (1891-1977), Pierre Bouchaud (1887-1978), Étienne Bouchaud (1898-1989) et Michel Bouchaud (1902-1965).