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Institution

Poste de Preux : la mobilisation se poursuit

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À l’appel d’un collectif d’habitantes et d’habitants, de la Ville et d’une intersyndicale, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le bureau de Poste de Preux, incendié en juin dernier, pour demander sa réouverture.

« Malgré les courriers, malgré les rencontres, La Poste fait la sourde oreille. Eh bien, nous allons faire un peu de bruit… » Ce mercredi 15 mai, le maire de Saint-Herblain, Bertrand Affilé, s’adresse à près de 300 personnes rassemblées devant le bureau de Poste de Preux. Détruit en juin dernier par un incendie criminel durant les émeutes urbaines ayant suivi la mort de Nahel Merzouk, l’agence postale n’a pas rouvert depuis, le groupe la Poste ayant fait part de son souhait de la fermer définitivement.

« Avant l’incendie, plus de 200 personnes se rendaient chaque jour dans ce bureau de Poste. Il se trouve que beaucoup de gens ont besoin de ce service, et notamment des personnes fragiles ou âgées, commente le maire, Bertrand Affilé. Hors, La Poste semble vouloir faire passer de basses considérations financières avant l’intérêt général. »

Colère et stupéfaction

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Entre organisations syndicales et habitants, plusieurs prises de parole se sont succédé. Ici, Camille Arnaud, représentant du collectif d'habitants pour la défense du bureau de Poste Preux-Neruda.

Une « parfaite aberration » pour le collectif d’habitants qui se bat depuis plusieurs mois, aux côtés de la Ville et des organisations syndicales, afin de maintenir ce service public de proximité. « Ce soir, je vois des habitants des quartiers de Preux, de la Crémetterie, du Tillay, du boulevard Charles-Gautier, d’Allende, de Bellevue et d’autres encore, remarque Camille Arnaud, l’un des animateurs du collectif. Ça montre que c’est un sujet qui touche tout le monde et que la mobilisation que nous avons initiée s’amplifie. Chacun est unanime : il faut absolument garder ce service de proximité, utile à toutes et tous ! »

La « colère et la stupéfaction ». Un sentiment également partagé par les organisations syndicales réunies, pour l’occasion, en intersyndicale (FO, CGT, CFTC, CFDT, SUD). « La Poste saisit l’opportunité du feu pour réduire encore sa présence sur le territoire, alors que les agents sont déjà pressurisés et que les clients et usagers doivent faire face à un service dégradé, s’émeut Éric Barré, délégué CGT. C’est pourtant une présence essentielle à la population. Je vous encourage donc à amplifier la mobilisation et ce combat : oui, le quartier de Preux retrouvera sa Poste ! »

Selon les syndicats, une quarantaine de bureaux de poste serait ainsi menacée, rien que dans le Département de Loire-Atlantique.

Nouvelle mobilisation

Reprenant la parole, le maire, Bertrand Affilé rappelles les prochaines échéances : « Nous envisageons un rassemblement place Bretagne, à Nantes, afin de continuer à mettre la pression sur La Poste. Et s’il faut aller plus loin encore dans la mobilisation, nous le ferons. »
Et Camille Arnaud de conclure, sous les applaudissements : « Grâce à vous, grâce au soutien de la Ville, nous allons gagner. Nous ne nous laisserons pas faire ! » 

Maintien de la Poste : une pétition en ligne

Pour appuyer la mobilisation en cours, le collectif d’habitants et d’associations de riverains formés pour l’occasion a monté une pétition pour demander le maintien du bureau de Poste. Celle-ci a déjà été signée par plus de 2000 personnes. Elle est à retrouver sur cette page.