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Institution - Solidarités

Saint-Herblain, terre de soins

Publié le | Mis à jour le

Deuxième ville de la Métropole, Saint-Herblain est également un lieu central en termes de santé. Le territoire herblinois accueille en effet de nombreux établissements à l’expertise et qualité de soins reconnues.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes fréquentent chaque année les structures présentes sur la commune faisant de Saint-Herblain un carrefour du soin au niveau régional. Certains de ces établissements sont implantés de très longue date sur la commune. « Nous sommes ici depuis 1994, indique par exemple Mario Campone, directeur de l’Institut de cancérologie de l’Ouest (ICO) René-Gauducheau, l’un des 18 centres de référence de lutte contre le cancer au niveau national. Nous accueillons chaque années près de 27 000 patients, faisant de notre centre l’une des trois plus grosses structures en la matière, avec les instituts Gustave-Roussy et Marie-Curie, à Paris. »

Recherche fondamentale

Autre établissement de référence dans la métropole, le centre Tourmaline, dédié aux soins de suite (réinsertion de patients après des soins lourds). Disposant d’une centaine de lits d’hospitalisation, la Tourmaline accueillera dans quelques années le Bois Rignoux, un établissement de soins de suite lui aussi, aujourd’hui installé à Vigneux-de-Bretagne. Un pôle idéal se dessine ainsi en matière de réadaptation.

Seconde caractéristique propre à Saint-Herblain : l’importance de la recherche. Que ce soit le CHU Nord Laënnec, l’ICO, le groupement ELSAN ou le Groupement d’intérêt public Arronax (médecine nucléaire), la recherche fondamentale, permettant d’imaginer la médecine de demain, occupe une place importante. Avec Arronax, Saint-Herblain accueille par exemple sur son territoire l’un des rares cyclotrons (accélérateur de particules) d’Europe.  

Santé de proximité

Ce maillage dense permet aux habitants et habitantes de la Métropole, de bénéficier d’une offre de soins fourni et accessible. « Comme la Tourmaline, nous sommes un établissement privé mais sans but lucratif et donc sans dépassement d’honoraires, tient à préciser Mario Campone. Je nous vois vraiment comme un service public, accessible à toute la population.

Une accessibilité en termes de médecine spécialisée mais aussi de santé de proximité, comme le montre la présence d’une maison médicale de garde du CHU pour le tout cadran Ouest de la Métropole. En matière de proximité, la Maison de santé de Bellevue fait aussi figure d’exemple (lire encadré). Tout comme les dispositifs imaginés par la Ville de Saint-Herblain pour offrir des mutuelles à petits prix ou développer des actions de prévention, en particulier dans les quartiers populaires.

La Maison de santé pluri-professionnelle du grand Bellevue, nouvel équipement co-construit avec des habitants.

En chiffres

12 000

consultations à la Maison de santé de Bellevue en 2 mois

27 000

patients accueillis chaque année à l'ICO Gauducheau

6

établissements majeurs de santé présents à Saint-Herblain

Bellevue : la santé a désormais sa maison

À en croire les chiffres, la Maison de santé du Grand Bellevue ouverte début janvier a déjà ses habitués. « Nous avons comptabilisé près de 12 000 consultations en l’espace de deux mois », appuie Hélène Boulch, sa coordinatrice. L’équipement public, financé par Nantes Métropole, accueille aujourd’hui 18 professionnels de santé (6 médecins, 2 sages-femmes, 5 infirmières, 2 orthophonistes et 3 kinés). « Ce projet se base sur un avis citoyen qui pointait le manque de professionnels de santé à Bellevue. Avec cet équipement, on facilite leur installation et on répond à la désertification médicale dans les quartiers populaires, explique Hélène Boulch. La Maison de santé propose également de nombreux ateliers de prévention en matière de parentalité, d’addictologie, de nutrition…
Maison de santé Bellevue, 15 bis boulevard Jean-Moulin, Nantes. Pour prendre rdv : 02 40 85 76 70 ou sur doctolib.fr

La Maison de santé de Bellevue apporte une réponse à la problématique des déserts médicaux dans les quartiers populaires © LOD